Le blog de HP

Au fil de mes paysages mentaux

mardi 16 janvier 2007

Retour...

...aux chroniques de Charmes.

Un hiver, insolite et capricant, donne à Charmes de singulières couleurs.
L'automne et le début de la saison "normalement" froide étaient d'une douceur extrême, après des pluies abondantes le sol est gorgé d'eau et l'étang, gonflé de vanité, se donne des allures de petit lac.
Après l'eau, un magnifique soleil s'est installé, zébrant les étendues d'un vert crissant, de stries lumineuses.
Bien sûr, ces anomalies d'une atmosphère capricante ont des effets curieux sur la nature et ses hôtes. Les chatons poussent insolemment sans avoir cure de l'inévitable retour à l'ordre glacé qui les anéantira ; les oiseaux, en délire, habitent l'espace du fond sonore d'un printemps incongru.
Les taupes s'en donnent à coeur joie et le jardin se met à ressembler au Verdun de 14-18.
Les vaches du voisin, qui voient de ce fait, l'heure de la stabulation reculée sont prises de folie, transgressent leurs clôtures et sont venues nous rendre une visite dévastatrice pour les alentours spongieux de l'étang.
Les travaux de réfection des murs du verger se poursuivent et le "manitou" (mot fraîchement acquis) du pépiniériste ajoute l'injure des ornières boueuses à un paysage définitivement chamboulé.

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Du côté du mur de clôture longeant la départementale les choses ne sont pas plus reluisantes, la DDE a entrepris des travaux de curetage des fossés et, les zélés jardiniers départementaux n'ont trouvé rien de mieux que de balancer les terres enlevées par dessus notre vieux mur, envoyant  ad patres, dans leur délicatesse, trois bons mètres linéaires dudit mur de pierres sèches.
Non, ils n'ont pas laissé de carte de visite, mais, dans un village de neuf âmes l'information circule de façon remarquable.

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Chitan, qui aura demain dix mois, s'est mis en tête d'ajouter aux désordres naturels et humains. De retour d'une  incursion en la bonne ville de Joinville, il fonce nous accueillir, primesautier et gambadant comme d'habitude. Horreur, son oeil droit est en sang ; une observation plus précise nous rassure, la plaie est située au dessus de l'oeil.
Ouf !
Retour en flèche dans l'automobile, direction Wassy où notre vétérinaire déguise, au moyen de sept agraphes, notre chiot en punk londonien.

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La douceur de l'air se poursuivit tout le dimanche ; un ciel nocturne criblé de constellations annonçait cependant  un changement radical de température.
Lundi, au réveil, de magnifiques scènes de givre s'offraient à nos yeux sous un froid piquant.

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Dans l'après-midi, avant le départ pour Paris, la douceur recommençait à s'installer...

Les volets intérieurs et les persiennes fermés ont rendu à la pénombre les pièces du rez-de-chaussée les noyant de mystère

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Posté par Henri_Pierre à 11:14 - Commentaires [42] - Permalien [#]

Commentaires

  • De la douceur

    Belle chronique (que j'imagine presque chuchotée) d'un hiver qui joue à un drôle de jeu entre automne et printemps. J'ai fait les mêmes constats d'une nature qui déraille à la maison, avec la floraison des premières primevères et d'inattendues violettes. Mars en janvier, pourquoi pas, même si cette évidence ne cesse de m'attrister et de me rendre sourdement inquiet sur les désordres prévisibles du climat dans les années qui viennent.

    Posté par jardinbaroque, mardi 16 janvier 2007 à 11:50
  • ma belle maman a le même chien

    Posté par steamy, mardi 16 janvier 2007 à 12:16
  • Quand même à Charmes, un peu de givre pour apporter de la blancheur à cet hiver déstabilisant !
    Ici, les températures sont plus qu'agréables, et le soleil constant. Je vais rendre visite aux chevaux dans le pré en chemise de nuit tous les matins, c'est pour dire. Bon, ajouter à cet hiver clément, l'effet des "hormones de gestation", et ceci explique cela !
    Les graines et autres boules de graisses pour oiseaux ne sont distribuées que pour le seul plaisir de les voir de plus près.
    Je parie tout de même sur un printemps très frais... avec un débourrage précoce de la vigne, ça va faire mal dans le Bordelais !
    C'était Miss Météo en direct des Fontanelles.

    Posté par Soph, mardi 16 janvier 2007 à 12:58
  • Ben ça va être dur d'engager une polémique à partir ce cette note !
    Quoi que ... "Les taupes s'en donnent à coeur joie et le jardin se met à ressembler au Verdun de 14-18" est de nature à choquer les anciens combattants de la grande guerre !


    PS : Quand je viendrais, HP, je te montrerai comment piéger tes taupes !

    Posté par Affreux Jojo, mardi 16 janvier 2007 à 16:47
  • La grande quoi ?

    Ben ça va être dur d'engager une polémique à partir ce cette note !
    Quoi que ... "Les taupes s'en donnent à coeur joie et le jardin se met à ressembler au Verdun de 14-18" est de nature à choquer les anciens combattants de la grande guerre !


    PS : Quand je viendrais, HP, je te montrerai comment piéger tes taupes !

    Posté par Affreux Jojo, mardi 16 janvier 2007 à 16:48
  • @ Jardin : Peut être le temps échappe t'il au temps ?
    vivrions-nous une époque mutante ?

    @ Steamy : Mais Belle-maman est-elle aussi jolie que moi ? Attention à la réponse, hein...

    @ Soph : je t'imagine enceinte jusqu'aux dents, en chemise de nuit, au milieu de la prairie et parmi les chevaux. Excuse-moi, j'ai chopé un de ces fous-rires.

    @ Jojo : oui, j'ai voulu un peu d'innocence, donc je me la joue Colette béate devant la nature, heureusement que je n'ai pas de chats à Charmes, sinon j'allais droit au Goncourt.
    Dépêche toi de venir m'aider à eradiquer les taupes avant que les quelques poilus survivants ne viennent me lapider à coups de médailles de guerre.

    Posté par Henri-Pierre, mardi 16 janvier 2007 à 17:07
  • Les voisins aussi !

    Je pense que c'est leur moment de prédilection. ;o)
    Je me console en me disant que le pire du ridicule ne réside pas dans l'accoutrement mais dans le comportement...

    Posté par Soph, mardi 16 janvier 2007 à 17:37
  • @ Jojo et HP : si vous voulez éloigner les taupes sans faire de mal à ces petites bêtes, plantez des fritillaires : leur bulble sent tellement mauvais qu'elles fuient à toutes pattes... et, comme un bonheur n'arrive jamais seul, les hampes florales de cette plante sont magnifiques.
    @ HP : époque mutante ? Oui, certainement, mais je doute que ce soit pour le meilleur, sans vouloir jouer les aigris jamais contents du monde comme il va.

    Posté par jardinbaroque, mardi 16 janvier 2007 à 17:58
  • Les petites taupes

    Je n'osais pas rétorquer en ce qui concerne la discrimination de nos amies les taupes...
    Aussi, je lis avec beaucoup de plaisir le post de jardin baroque. )

    Posté par Soph, mardi 16 janvier 2007 à 18:34
  • Les petites taupes

    Je n'osais pas rétorquer en ce qui concerne la discrimination de nos amies les taupes...
    Aussi, je lis avec beaucoup de plaisir le post de jardin baroque. )

    Posté par Soph, mardi 16 janvier 2007 à 18:48
  • je trouve que la photo 9664440.jpg (les dépendances vues de haut)a un côté "carte postale ancienne colorisée" tout à fait charmant.

    Posté par nicolas, mardi 16 janvier 2007 à 19:46
  • Pas de gel encore ici!!
    J'ai vu des cerisiers du japon en fleurs?
    Est-ce bien raisonnable tout cela???

    Posté par cristina, mardi 16 janvier 2007 à 21:30
  • @ Nico : pourtant cette photo date de lundi matin ; c'est le charme diffus des petits matins givrés qui apporte cette note "ancienne".

    @ jardin : "fritillaires" en plus le nom est si délicieusement suranné...

    @ Cristina : Si la nature était prévisible et raisonnable où serait l'émerveillement ?

    Posté par Henri-Pierre, mardi 16 janvier 2007 à 22:16
  • Taupe modèle !

    Cher Henri,

    Si tu veux commencer sans attendre ... (Et pour ceux que cela peut intéresser)

    Voici la liste du matériel dont tu auras besoin : 4 pièges à taupe (modèle Putange), une clé spéciale pour les tendre, une paire de gants de ménage, 2 ou trois planches de bois (20 x 40 cm), 4 bâtonnets de 10 cm, un râteau, une petite pelle de jardinage.

    Même si tu as de très nombreuses taupinières dans ton jardin, cela ne veut pas dire qu’il y a beaucoup de taupes. La taupe est un animal très actif : une seule suffit à ravager 2 à 5.000 m2 !

    La première chose à faire, c’est d’araser toutes les taupinières avec un râteau et d’attendre la formation de nouveaux monticules ! Ainsi, tu pourras repérer la zone d’activité la plus récente de l’animal et te donner un maximum de chances de réussite.
    Dès que des taupinières fraîches apparaissent, tu en choisis deux (de préférence aux extrémités de la zone d’activité de la taupe).

    1- Repérer le réseau de galeries aboutissant à une taupinière :

    Muni de gants de ménage, il s’agit, en grattant minutieusement, de repérer le conduit vertical qui a permis à la taupe d’évacuer la terre et de former le monticule. Une fois ce conduit repéré, il convient de le dégager en creusant pour repérer les galeries horizontales qui y aboutissent car c’est dans ces galeries qu’il faudra poser les pièges.

    Ces galeries sont généralement au nombre de deux. Mais il peut n’y en avoir qu’une si la taupinière est en bout de parcours, trois ou quatre, si elle est placée au centre d’un réseau plus complexe.

    Pour repérer ce réseau, il ne faut pas hésiter à creuser avec la main pour élargir le conduit vertical de façon à trouver la direction des galeries horizontales. Une fois ces directions identifiées, il faut les élargir à leur tour les galeries horizontale pour y placer les pièges. Mais attention : ces galeries horizontales forment souvent un léger coude après quelques centimètres de circuit. Il faut placer le piège après ce coude ! Parfois les galeries horizontales se scindent en deux après quelques centimètres. Dans ce cas, il faudra dégager ces deux galeries pour y placer des pièges.

    Il ne faut pas hésiter, à partir du conduit vertical, à dégager le départ du réseau de galeries horizontales pour l’identifier clairement. Une petite pelle de jardin sera nécessaire au creusement d’un trou suffisamment large pour la pose des pièges.

    2- Poser des pièges dans les galeries :

    Une fois le réseau de galerie aboutissant à la taupinière clairement identifié et mis à jour, il convient de poser les pièges.
    Pour cela, il faut élargir ces galeries avec la main de façon à dégager un espace suffisant pour placer le piège, sans pour autant les mettre à jour ! N’hésite pas à enfoncer la main le plus profondément dans le tunnel, à enlever les éventuelles racines. Tu peux également te servir de la clé qui sert à tendre les pièges pour gratter les parois et évacuer la terre.
    Quand l’espace nécessaire au piège a été aménage, il est temps de tendre le piège. A l’aide de la clé, il faut espacer les branches pour coincer les détentes (comme indiqué sur le mode d’emploi)
    Ces détentes doivent être placées de façon à ne pas offrir de résistance lors du passage de la taupe qui, en les faisant tomber, va déclencher le piège. Il faut donc les coincer entre les bras du piège le plus près possible des angles ! L’opération est délicate : le piège se referme souvent lors de la pose et il faut souvent recommencer. Avec un peu d’expérience, on trouve facilement le bon compromis entre la facilité de déclenchement et la stabilité du dispositif.

    Une fois le piège tendu, il faut le placer le plus loin possible à l’intérieur de la galerie. Attention : les bouts recourbés des bras et la détente doivent être vers le haut (en sens inverse, le piège ne se déclencherait pas ou mal) !

    Il ne reste plus qu’à fixer le piège en enfonçant un petit bâtonnet dans la boucle que forme le ressort pour que la taupe, si elle n’a pas été bien prise, n’emporte pas le piège dans la galerie.

    3- Reboucher le trou :

    Dès qu’un piège a été placé dans chaque galerie aboutissant à la taupinière, il convient de reboucher le trou en plaçant une planche de bois et en le recouvrant avec la terre de la taupinière. Prendre bien soin de fermer hermétiquement les cotés !
    Sur un grand terrain, avec de nombreuses taupinières piégées, placer un bâton avec un fanion pour repérer les emplacements.

    4- Relever les pièges :

    Puisque tu as « effacé » toutes les taupinières avant la pause des pièges, tu sauras vite si tu as été efficace. S’il n’y a pas de nouvelles taupinières le lendemain, tu pourras relever tes pièges et retirer la taupe morte. Il te suffira d’enlever délicatement la planche et les pièges dans les galeries. Attention, ces dernières ont pu être bouchées. Il faudra parfois creuser un peu pour les dégager.
    Si tu observes de nouvelles taupinières, c’est que ton dispositif n’a pas été efficace. Inutile d’attendre plus de 24 heures ! Il faut relever tes pièges pour les réinstaller. Tu va vite t’apercevoir que le conduit vertical et les galeries horizontales ont été comblés avec de la terre fraîche ! Cela signifie que la taupe est bien passée par là mais que le piège, parce qu’il a été mal placé ou mal tendu, n’a pas fonctionné. C’est embêtant parce que la taupe va devenir plus méfiante.

    Il faut alors repartir à zéro : araser les nouvelles taupinières, choisir de nouveaux emplacements pour les pièges, bien dégager les nouvelles galeries, bien tendre et placer les nouveaux pièges.
    Ne te décourage pas ! Avec un peu d’expérience, tu finiras par avoir une belle pelouse !
    Et dis-toi bien que c’est la seule façon de procéder vraiment efficace ! Les autres solutions ne font que déplacer le problème.

    © JH

    PS pour jardin baroque : ta solution, comme bien d'autres, ne font que déplacer le problème. C'est certainement efficace pour un jardin (les taupes vont chez le voisin) certainement pas pour un parc ! Concernant les taupes et avec un bon hectare de pelouse à tondre, j'ai opté pour un solution plus radicale ! Quand une taupe, s'aventure sur mon airail, son espérance de vie chute à environ 24 heures ! Et j'en suis le premier désolé.

    Posté par Affreux Jojo, mardi 16 janvier 2007 à 23:02
  • Marienbad

    C'est vrai que cette photo des écuries semble d'une autre époque. J'y ai trouvé une atmosphère digne d'une ville que j'ai beaucoup aimée, Marianske Lazne -mais quand elle était encore derrière le rideau de fer. Même coloration des façades, même architecture, même atmosphère désuète de ville d'eau, même écrin de verdure. Je suppose qu'aujourd'hui tout a été repeint… comme le reste …

    Posté par Affreux Jojo, mardi 16 janvier 2007 à 23:11
  • charmeur charmer

    c'est ton charmes me charmant , charmante dame
    ta beauté est inégalée à 1000 lieux .
    je ne puis que te faire la révérence françois 1 ou louis XIV comme tu le désire

    Posté par steamy, mardi 16 janvier 2007 à 23:48
  • Recyclage

    @ Jojo : Bon, tant pis pour les taupes. Effectivement, je n'ai pas de parc, mais un simple jardin, donc pas ce type de souci. Et puis, les cadavres des taupes feront de l'engrais dans le terrain. Rien ne se perd, rien de ne se crée ...

    Posté par jardinbaroque, mercredi 17 janvier 2007 à 06:31
  • Ches nous on demande l'hiver et la pluie.

    Posté par safir, mercredi 17 janvier 2007 à 08:11
  • @ Jojo : merci pour ce très détaillé vade me cum mais en ce qui me concerne si je trouve une taupe agonisante de par mes soins je meurs avant elle.
    Faux-derch comme pas deux j'attendrais qu'on vienne le faire à ma place...

    @ Steamy : restons simples, ton attention complice me satisfont entièrement. Quoique un baisemain...

    @Safir : Comme quoi, nul n'a le temps qu'il désire...

    Posté par Henri-Pierre, mercredi 17 janvier 2007 à 09:49
  • Qu'il est tranquille, ce billet, vu de mon sixième étage où, pour seul désagrément jardinier, des moucherons persistent à envahir le terreau de mes deux trois pauvres plantes ! ^^

    Posté par Jonas de Dieppe, mercredi 17 janvier 2007 à 12:18
  • @ HP : voici un point que nous avons commun : je ne pourrais pas non plus tomber sur une bestiole à laquelle j'aurais fait du mal, fut-elle à l'origine de dégradations au jardin. J'ai déjà du mal à gronder ma chatte quand il lui prend des envies de labourer une planche de carottes fraîchement semée )...
    L'allusion au "recyclage" dans mon précédent message était, bien entendu, à prendre au second degré.

    Posté par jardinbaroque, mercredi 17 janvier 2007 à 12:20
  • Patte de taupe

    On dit que lorsque les bébés font leur dent et qu'ils pleurent beaucoup, un moyen de les soulager et de placer sous leur oreiller une patte de taupe.
    Inutile de m'en mettre une de côté pour Angel ;oP

    Posté par Soph, mercredi 17 janvier 2007 à 13:59
  • Attention aux taupes

    Surtout si elles sont vieilles!! Et oui les vieilles taupes sont mesquinnes, perfides et méchantes voire même perverse!!!
    Plus sérieusement, pas très hygiènique la patte de taupe, il faut savoir que le charmant animal myope comme une ...... comme lui-même est infesté de puces!!!! Alors de là à faire l'élèvage grouillant et sauteur sous l'oreiller du petit ou de la petite pour le soulager de ses maux de dents.....
    Comme dirait ma mère : "un bon morceau de sucre frotté sur la gencive... et hop!!" (Tiens le et hop me rappelle un truc avec une bonne paire de chaussettes) Donc tous ces méandres tortueux dans mon discours pour dire que la taupe c'est sale!!!!

    Posté par v.king, mercredi 17 janvier 2007 à 17:11
  • Botanique....ta taupe!!

    Bon je sais c'est facile!!
    Pour compléter la série des plantes répulsives chères au jardinier baroqueux, la taupe déteste également cordialement l'euphorbe!!!

    Posté par v.king, mercredi 17 janvier 2007 à 17:14
  • @ jardin : petit frère hypersensible, j'ai capté le second degré.

    @ Soph et V.King : Dès lors qu'elles servent de support à tout mécanisme attraction-répulsion, les taupes sont toujours utiles.

    Posté par Henri-Pierre, mercredi 17 janvier 2007 à 17:27
  • je me souviens avoir posé le doigt sur le pelage d'une taupe et l'image de la douceur depuis ce jour ne passe plus que par le souvenir de ce contact.

    Posté par patrick, jeudi 18 janvier 2007 à 06:57
  • nous logions de chez de riches propriétaires indiens qui se plaignaient du coût de l'entretien de la toiture. "c'est que, nous disaient-ils, les paons dérangent quand ils ne les cassent pas, toutes les tuiles" mais personne, ici, n'aurait songé à écarter les animaux pas plus que, dans un temple plus loin,où on se plaignait des courses folles des écureuils au milieu des petites reproductions du bouddha dont chaque jour plusieurs dizaines tombaient. alors on avait inventé de petites protections, alors on avait appris à façonner et rapidement de petites reproductions en plâtre et les écureuils, toujours, continuaient à courir au milieu d'entre elles.

    Posté par patrick, jeudi 18 janvier 2007 à 07:12
  • @ Patrick : Il est vrai que le pelage des taupes est extrêmement doux, leur petit groin de porcelaine est délicat et leurs petites pattes avant ont la bouleversante incongruité des bébés-thalidomine.
    Ich liebe dich, ich töte dich (orthographe incertaine) que je leur dis.
    Plus sérieusement je n'ai pas l'âme d'un Attila des indésirables (tu vois je ne dis pas nuisibles) mais la prolifération de certaines espèces se fait au détriment d'un équilibre, j'ai même dû donner l'autorisation de pêcher dans l'étang, les brochets allant jusqu'à dévorer les canetons...
    finalement, le Grand Coupable est le Bon Dieu qui a soumis la vie à une chaîne de prédations...

    Posté par Henri-Pierre, jeudi 18 janvier 2007 à 11:56
  • @ HP : l'essentiel, tout en régulant, est de préserver la biodiversité (mot à la mode). C'est ce que je m'emploie à faire dans mon petit jardin de ville en plantant de multiples espèces et en n'employant strictement aucun pesticide... Contre les pucerons, les coccinelles c'est mieux que les neurotoxiques !

    Posté par jardinbaroque, jeudi 18 janvier 2007 à 12:24
  • Il faut sauver les bébés taupes!!

    Bah oui même si les taupes sont classées dans la catégorie des "nuisibles" c'est mignon une taupe!!
    Pour les cocinelles face à l'utilisation massive de pesticides et autres insecticides, la région Normandie élève et relâche tous les ans des milliers de cocinelles pour que nos rosiers ne soient pas infestés de pucerons!!
    Par contre pour les papillons... rien, je me souviens de mon enfance (bon ça remonte pas non plus, tout au plus une vingtaine d'année!!) j'avais l'impression qu'il y avait plus de papillons qu'aujourd'hui, ou alors j'ai trop fumé le pesticide!!!

    Posté par v.king, jeudi 18 janvier 2007 à 13:28
  • Lutte raisonnée

    Habituée des vignes, j'ai constaté que les papillons reviennent peu à peu, alors qu'ils avaient quasiment disparu ces dernières années.
    Les produits sont mieux utilisés, de façon moins systématique... et beaucoup se sont mis aux comptages avant de balancer des hecto de pesticides. Gardons espoir !

    @ HP : Chat Blanc, malgré sa surdité et sa maladie, est un sacré chasseur de taupe, il sait où et quand se poster pour la saisir lorsqu'elle vient souffler. Ceci dit, depuis que j'ai rapproché le paddock des chevaux de la maison, il n'y a plus ni taupe, ni lézard vert, no quoique ce soit que les vibrations occasionnées par le martèlement des sabots dérange.

    @ V.King : Je crois qu'il faut avant tout faire sécher (momifier ?) la petite patte avant de la plcer sous l'oreiller. Une amie kiné (donc pourtant une scientifique à priori) l'a fait pour sa petite et s'étonnait des résultats...

    J'arrête là sous peine de faire un com plus long que le post... La chouma !

    Posté par Soph, jeudi 18 janvier 2007 à 16:45
  • Rires

    Je m'amuse du devenir d'un billet une fois envolé vers les lecteurs.
    Dans mes vagabondages les taupes, qui n'étaient pourtant qu'un détail de l'ensemble, ont rapporté la palme de l'intérêt et servi de support à la polémique.
    Quand je vous disais que ce blog m'échappe, merci de le faire vivre hors de moi.

    Posté par Henri-Pierre, jeudi 18 janvier 2007 à 17:10
  • Taupe pique !

    Hé ! Faudrait pas te débiner, c'est quand même toi qui a abordé ce topique en premier !
    Vite une autre note !

    Posté par Affreux Jojo, jeudi 18 janvier 2007 à 18:19
  • Et ...

    ... capricante, de préférence ! lol

    Posté par Affreux Jojo, jeudi 18 janvier 2007 à 18:20
  • Je suis quand même étonnée qu'il n'y ai eu aucun jeu de mot hasardeux sur la taupe qui souffle. L'expression doit être typiquement médocaine !?

    Posté par Soph, jeudi 18 janvier 2007 à 18:40
  • Des taupes ??? J'en ai plein chez moi ..des vieilles taupes!! le 16e en ai rempli...seule solution, le regard qui tue...!! Je n'ai pas encore essayé les Piques ou autres pièges, j'y penserai à la prochaine vision de ma concierge...!! Serieusement, je me souviens chez mes grands parents, mon grand pere en faire la chasse et moi le soir la nuit tombée aller les défaire, de façon à leur laisser la vie sauve..!! Au plaisir cher HP...et en attente de ces jours prochains !

    Posté par lance, jeudi 18 janvier 2007 à 20:44
  • @Jojo : j'arrive, j'arrive, gourmand...

    @ Soph : j'ignore ce que signifie "taupe qui souffle", si c'est pas trop dégue tu peux répondre ici (je crains le pire) sinon, le courriel ça existe.

    @ Lance : Crois-tu que nous deviserons taupes autour d'un verre ?
    Les choupinous c'est un sujet autrement plus... exaltant disons...

    Posté par Henri-Pierre, vendredi 19 janvier 2007 à 10:44
  • Impression soleil levant

    Le vétérinaire a fait un beau travail, presque invisible. Sur la photographie, Chitan semble à peine interloqué : les soins seraient-ils déjà oubliés ?
    Les antonomases, comme ce passage du nom propre désignant la marque « Manitou » à son utilisation pour désigner tout engin élévateur, m’ont toujours intrigué. Dans le cantal, un petit chariot (non élévateur) est appelé un « carritou ». Au début de notre séjour, j’ai donné l’impression d’être stupide de ne pas comprendre…
    Enfant, j’apprenais à l’école que les taupes faisaient partie des animaux nuisibles, ce que je ne comprenais pas, dissociant l’extrême douceur de leur pelage que j’avais pu éprouver de cette « nuisibilité ». Elles transformaient le pré derrière notre maison en véritable chaîne des « Puys » que je n’allais pas tarder à découvrir, quelques années plus tard, à une autre échelle, en Auvergne.
    Quant aux travaux des jardiniers-fonctionnaires, ils sont le reflet d’un monde où l’entretien des routes et chemins est tellement mécanisé qu’un mur de pierres sèches a perdu sa fonction originelle. Envoyé au royaume des morts comme tu l’écris.

    Posté par Jean-Yves, samedi 20 janvier 2007 à 08:17
  • Encore la taupe

    Le souffle de la taupe : je vois la taupe comme une baleine : la terre est son élément comme la mer celui de la baleine et quand elle souffle au lieu d'un jet d'eau c'est une taupinière qui apparaît. Ce faisant, elle te laboure le prè gratis. Autant la garder !

    Posté par amiane, dimanche 21 janvier 2007 à 14:32
  • @ Jonas : pour qui sait voir le monde est contenu aussi bien dans un mouchoir de poche que dans un horizon sans fin.

    @ Jean-Yves : Chitan n'a jamais l'air de souffrir du moins physiquement

    @ Amiane : vision belle et poétique

    Posté par Henri-Pierre, dimanche 21 janvier 2007 à 18:10
  • Tortue

    Cher henri pierre
    S'écrire tout en étant voisin!
    Je reste et demeure jardinier
    Pour les taupes,c'est un travail de patience
    Didier

    Posté par Didier, lundi 22 janvier 2007 à 15:34
  • @ Didier : heureusement que ce blog confirme notre voisinage ))

    Posté par Henri-Pierre, mardi 23 janvier 2007 à 09:47

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