Le blog de HP

Au fil de mes paysages mentaux

mercredi 1 mai 2019

Chroniques carpiniennes d'un dernier jour d'avril

Avril verse en mai agité de sautes d'humeur imprévisibles, chaleurs précoces suivies de gels imprévus qui assassinent les floraisons naissantes des magnolias, escapades de soleils brûlants en alternance avec pluies glaciales, il fait chaud, il fait froid, il pleut, il mouille ce n'est pas la fête aux crapauds saisis par la froidure en pleins ébats amoureux.
Heureusement, dans la semi-touffeur de la serre, le jasmin commence à embaumer plus généreusement que jamais.

27 avril 2019 (1)

Ce 30 avril, le temps, tant bien que mal, essaie de se montrer aimable ; temps propice à une promenade impromptue, chaussé de solides souliers de marche et bardé d'un blouson de cuir, selon les caprices du soleil, sera tour à tour ôté et ré-endossé.
En entrée de forêt, l'église continue sa cure de jouvence, il faut qu'elle soit prête et au sommet de sa séduction pour la messe annuelle du 18 août ; la vieille bâtisse composite au chevet médiéval, aux boiseries XVIIIe siècle et à la nef Restauration accueille enfin Fée Électricité qui nous permet, fait inédit, d'admirer encore, le soir ou par temps sombre, les tableaux fraîchement restaurés.
Notre vénérable Belle au bois dormant est enfin sortie de son long sommeil.

30 avril 2019 (2)

30 avril 2019 (5)30 avril 2019 (4)

A l'extérieur, c'est au tour des travaux d'assainissement de protéger les bases de l'édifice de la lèpre d'humidité qui rongeaient ses fondations depuis des lustres ; sortis de leur gangue de mousses et de moisissures, d'émouvants graffitis témoignent des générations de tâcherons qui ont contribué à préserver jusqu'à nous le bucolique lieu de culte.
La nouvelle municipalité s'est donnée pour mission de transmettre aux générations futures ce qui reste du patrimoine d'un village qui connut, grâce aux hauts-fourneaux, son heure de gloire aux temps de fer et de fonte.
J'avoue en tirer belle satisfaction. 

30 avril 2019 (6)30 avril 2019 (10)

30 avril 2019 (8)

Puis s'ouvre le grand vert, pas âme qui vive, des atavismes de crainte naissent de l'esprit vagabond qui louvoie de bruissements en solitudes ; "on" aurait aperçu un loup il y a de cela un an ou deux ; bon, ne laissons pas la folle du logis s'installer, je n'arbore aucun couvre-chef rouge et le beurre n'est pas mon fort. Et puis, je suis grand, non ?  Un chevreuil aboie sous le couvert de la sylve, la canopée bruit au gré des vents ; un ronronneent d'avion dilué dans le bleu, la-haut, nous ramène au présent.
Je constate l'immensité de mon ignorance devant la multitude d'espèces végétales insoupçonnées, il est des fleurs vertes comme leur feuillage, elles n'en sont que plus troublantes ; parmi les mille et une espèces de fleurettes qui enchantent les bas-côtés du chemin, le violet et le bleu dominent, la rutilance des pissenlits et des boutons d'or est réservée aux espaces découverts ; quelques violettes résistent timidement au creux des fossés, plus hardis, les myosotis dressent la douce insolence de leur azur sans pareil au-dessus du tapis herbeux.

30 avril 2019 (17)

30 avril 2019 (14)30 avril 2019 (19)

Là où le chemin se meurt au bord de mystérieuses et sauvages profondeurs, à l'heure où les ombres allongées annoncent la fin de l'après-midi, je rebrousse chemin ; une quiétude qui pourrait faire croire au paradis sur terre enchante les lieux d'une secrète et silencieuse musique de l'âme, comme une invite au bonheur.
De loin la cime dominante du grand hêtre pourpre me dit la proximité de ma demeure des bois, j'avance... languides les vaches animent de leur dolence les abords de la mairie et de l'église et j'accoste enfin aux rives de la grande maison par l'oblique des accès "cachés"

30 avril 2019 (21)

30 avril 2019 (24)30 avril 2019 (26)

La journée fut belle qui sonne le glas de l'avril pour nous ouvrir la porte de mai...

 

Posté par Henri_Pierre à 10:28 - Commentaires [11] - Permalien [#]

samedi 27 avril 2019

Écriture. Cigognes et évanescences

Quelle est la raison d'écrire ?
Les raisons sont multiples et, selon les circonstances, sujettes à variations. Chacun a d'ailleurs sa propre idée là-dessus, et, le papier n'ayant jamais refusé l'encre, pas plus que le clavier les doigts, les écrits plus ou moins alambiqués, majoritairement injurieux quant à la syntaxe et assassins quant à l'orthographe, inondent les réseaux sociaux à l'heure où tout un chacun s'érige en détenteur de l'absolue vérité ; sont entrés en scène les véritables pourfendeurs du débat et les vestales du feu de la violence inquisitoriale.
Je me suis souvent interrogé, moi le scribouilleur en pointillé, sur les raisons qui m'amènent à prendre la plume ; je vous épargnerai les diverses platitudes qui me sont venues à l'esprit, j'ai tout de même un ego à bichonner.
En revanche, à Marrakech, une exposition "Marrakech : lieux évanescents" qui se tient à Dar Belhadj me semble apporter un possible éclairage à l'appel à écrire.
Le ton est donné par cette approche de Yassin Adnan qui illustre mon incipit.

2 15 avril 2019 (9)

L'exposition est née d'un livre, un ouvrage collectif d'écrivains d'expression française à Marrakech sous la houlette de Yassin Adnan, trente-trois auteurs grâce auxquels on peut se réjouir de constater que notre langue participe toujours du bagage de l'héritage culturel au Royaume chérifien.
Dar Belhadj étant le musée de la photographie, il est donc venu aux organisateurs d'associer aux textes les illustrations appartenant au fonds de l'établissement ; à la mémoire écrite s'est donc associée la mémoire visuelle pour faire revivre un passé pas si lointain que ça, j'en ai connu, dans ma jeunesse, la queue de la comète.

Le peuple de Marrakech, les Marrakchi, participe d'un curieux mélange de joie de vivre et d'indolence, un "aristocratique nonchaloir", un goût de la fête et du rassemblement dont l'emblématique place J'maa el Fnaa en donne la preuve irréfutable, cet espace qui, malgré l'indiscrète invasion touristique, reste l'épicentre de la sociabilité populaire ; conteurs, musiciens et bonimenteurs captivent les foules en cercles humains, les halka, au centre duquel l'histrion enturbanné n'officie qu'en arabe dialectal.
Bien sûr, la popularisation de la photographie a fait disparaître des attractions la "boîte à merveilles" autrement dit l'immense stéréoscope qui donnait à admirer, moyennant quelques piécettes, les splendeurs et les curiosités de ce vaste monde ; ainsi c'est par l'exposition de cette fenêtre sur les rêves que commence le parcours.

2 15 avril 2019 (3)

2 15 avril 2019 (5)2 15 avril 2019 (6)

Suit l'hommage émouvant, par Salah Benjkan, du photographe El Mesbahi Moulay Hassan (1965-1995) mort à la fleur de l'âge, et dont l'oeuvre, en couleurs, a immortalisé un Maroc à la croisée de la tradition et du modernisme, dans un style expressif et recueilli.
L'écrivain cite la confidence que lui avait faite le photographe "... l'objet est pour moi le tremplin de l'imagination... à partir de lui, je tâche de proposer une nouvelle vision des choses, plus vraie que le vrai..." et de conclure : "je crois que la fin des artistes n'existe pas. Ils tracent leur passage dans la vie souverainement"
En principe, et selon les caprices de la technique, un click sur la vignette devrait vous permettre de voir le texte dans sa totalité encore que le premier paragraphe soit opacifié par une erreur d'impression.

Dar Belhadj, la "maison des cigognes"...
Oui, le patio mauresque que nous découvrons maintenant, épicentre de cette maison, magnifiquement restaurée au demeurant, appartint à la fin du XIXe siècle à un riche amoureux des cigognes, vous n'ignorez pas que bien des minarets et plusieurs murailles de notre ville sont sommés d'immenses nids de cigognes, qui fit de sa demeure un hôpital pour les volatiles blessés afin de les soigner et les rendre à la vie "sauvage".
J'aime assez que ce lieu qui restaure l'histoire d'une mémoire en perdition ait déjà eu cette vocation de préservation des particularités emblématiques qui ont forgé son identité.

2 15 avril 2019 (7)2 15 avril 2019 (27)

2 15 avril 2019 (4)

Des sentiments mêlés nous investissent lors de ce parcours mémoriel, on ressent une immense nostalgie pour un Marrakech dont la mue, inexorablement, sous les boutoirs de l'affairisme et de la globalisation, étouffe le passé dans une gangue de béton et fausse les proportions du bâti dans une irrésistible propension à se hisser vers les nues ; la médina aux mille terrasses, harmonieuse autrefois, se la joue Manhattan dans sa course à la verticalité. Autre fléau, les cours des anciens palais ou demeures aristocratiques sont couvertes par des bâches qui garantissent de la pluie, certes, mais asphyxient les lieux, et tout cela, au nom du confort des résidents des "maisons d'hôtes" au luxe stéréotypé ou celui de l'appât du gain des bazaristes qui accroissent ainsi considérablement leur surface de stockage et de présentation de leur bric à brac, en jouant sur les stéréotypes d'un Orient fantasmé animant la plupart des touristes qui raffolent de l'effet "caverne d'Ali Baba".
Le texte qui suit, dit en poésie la détresse de Yassin Adnan face à cette irruption de la laideur tapageuse, véritable lèpre de l'âme de la ville qu'il a fait sienne.

2 15 avril 2019 (16)

 J'ai connu Marrakech il y a bien longtemps, et il y a vingt-quatre ans, fait l'acquisition d'un dar ou belle maison traditionnelle restée "dans son jus", il faut dire aussi qu'à l'époque une maison en médina coûtait moins cher qu'une automobile neuve... nous étions, notre petite tribu, les seuls eurpéens du derb, nos enfants jouaient au ballon avec les petits Marocains du quartier, de terrasse en terrasse les femmes s'interpelaient pour s'emprunter du sel ou de l'huile, c'était un vrai lieu de vie que nous aimions avec ferveur, il n'y a plus aujourd'hui une seule famille marocaine autour de nous.
C'est vrai, on ne se crotte plus dans la boue des venelles en terre battue, les pavés protègent et dysneylandisent...
D'autre part, et cette exposition en témoigne, une conscience patrimoniale commence à s'affirmer avec vigueur et conviction, reste à savoir si cela suffira à contenir la pieuvre spéculative.

Mais laissons la parole aux écrivains, je mets à l'honneur ce requiem pour ce qui fut un haut lieu de la vie bohème et intellectuelle de Marrakech jusqu'au mitan des années 1990.
A l'époque du Protectorat, sur une rive de l'incontournable place Jmaa el Fnaa (La Place) s'érigeait le "Café Restaurant de la Nouvelle Ère", après l'indépendance le lieu fut racheté par un Marocain, Monsieur Chagrouni, crois-je, quand soudain, la déflagration du vent de liberté de mai 1968, balaya aussi Marrakech, faisant de ce lieu le rendez-vous obligatoire de tout ce que la ville comptait d'artistes et d'intellectuels, tant et si bien qu'on ne le connaissait que sous le nom de "La Sorbonne".
Mutatis mutandis, au gré des évolutions, en avant ou à reculons, ce café est devenu "l'Argana" victime il y a quelques années d'un attentat terroriste et "refait" à présent flambant neuf.
Nul ne saurait mieux dire cette mutation de "l'esprit de café" qu' Ahmed Belhaj Aït Ouarham :"Aujourd'hui, nous ne nous rendons plus au café pour une étreinte culturelle et intellectuelle, mais pour nous affaler sur nos chaises, étendre nos jambes fatiguées et rongées de l'intérieur, et avaler le silence et le doute".
Ceci dit, on pourrait calquer les propos sur le "Café de Flore" à Paris ou "El cafe de Gijon" à Madrid...

2 15 avril 2019 (11)

Aziz binebine : "jamais je ne sentis la différence entre Juifs, Musulmans, Arabes, Berbères, colonisés, colons (de nombreux Français habitaient notre derb) ce n'est qu'une fois sorti de ce cocon que j'appris l'existence de la haine et de la sottise"

Brahim Hanai : "Marrakech se conjugue à tous les temps. Et si à prononcer un nom, tous les mots de la langue ad-viennent dans leur virginité ancestrale ?
Marrakech a des mots, des bribes de phrase, des images, des mélodies de visages et des senteurs qui sont là. Marrakech, ce vocable-sésame qui à lui seul dit tous les mots. Car il est des mots justes qui disent tous les mots.
Il faut parfois un juste mot, ce mot, pour dire l'amour quand tous les autres mots ne suffisent pas à le dire. Un vocable pour une ville et une ville pour un vocable... Et la magie est là.
A l'instar de l'Atlantide, une ville émerge pour s'offrir aux artiste photographes qui captent l'instant fugace, l'instant amoureux... Pour s'offrir au plaisir des textes des écrivains dont la plume transcende la mémoire oublieuse.
Car l'oubli n'est pas de ce monde. L'oubli n'est pas marrakchi.

Au tour des images de parler, des images d'un Marrakech, d'un Maroc, dont on assiste depuis quelques décennies à la corrosion, prélude à une fin programmée sur l'autel du lucre ; jeune enseignant, j'étais séduit par l'énergie d'une jeunesse dont, massivement, les femmes rejetaient le voile, en cachette, la majorité de mes élèves se soustrayait aux règles surannées, alors, du ramadan revenu souverainement et, généralement, non seulement observé mais incontesté.
Seules les vieilles personnes portaient le costume traditionnel, les femmes arboraient ces djellabas de coupe masculine qui avaient remplacé le haïk depuis les années 1920 et portaient sur le visage une légère voilette aux transparences enjôleuses, les jeunes, quand elles ne s'habillaient pas à l'occidentale, avaient adapté la coupe de la djellaba à  la vie moderne, devenue ainsi une robe à part entière.
Les hidjabs, niqab et autres abayas, tous apportés par la marée islamiste sur la vague des pétro-dollars du Moyen-Orient, et devenus effets de mode, caviardent maintenant, de taches sombres le kaléidoscope bigarré de la fourmilière humaine...
Loin d'être mysonéiste, je pense cependant qu'un retour à certaines normes traditionnelles serait une salutaire réaction contre la déplorable colonisation culturelle.
Merci à nos conteurs, à nos photographes, de fixer l'esprit d'une culture si riche et en détresse, espérons que cette "muséification", soit le conservatoire, le vivier, auquel viendront puiser les jeunes générations, ainsi que celles du futur, pour reconquérir l'intégrité de leur âme et que les racines retrouvées soient le tremplin de leur envol vers le futur.

 2 15 avril 2019 (14)

2 15 avril 2019 (23)2 15 avril 2019 (25)

 

 

 

 

 

 

 

J'ai quitté ma maison du soleil la laissant à sa solitude sous l'égide de la rassurante N'zaa et du dieu lare le chat BouzBouz ; maison entretenue loin des innovations tapageuses et de l'uniformisation des couleurs neutres du "bon goût" occidental, mais aussi restaurée dans le respect de ce que révélaient certains espaces épargnés par les dégradations du "pratique", nous lui avons rendu sa virginité espérant que son témoignage soit après moi, une petite grammaire de ce Marrakech authentique qui sommeille sous les lèpres brillantes d'un monde soumis au gain.

 

2 16 avril 2019 (3)

 

Posté par Henri_Pierre à 16:52 - Commentaires [5] - Permalien [#]

jeudi 4 avril 2019

Tolérance, petit billet de circonstance

Ce début de printemps à Marrakech tangue entre déluges et soleils, entre fraîcheur et canicule, les mots de Lyautey, qui me parut un temps dénué de sens, prend toute sa signification : " Le Maroc est un pays froid chauffé par le soleil"
Mais ne craignez rien, cher lecteur, mon propos ne sera ni un traité sur les climats, n'est pas Montesquieu qui veut, pas plus qu'un voyage touristique en ce pays aux charmes pittoresques et variés dont il est si prodigue.

Franchissons cependant les portes de Dar el Bacha ce superbe palais construit à l'aube du XXe siècle par le seigneur Thami el Glaoui, nommé Pacha par la grâce du Sultan Moulay Youssef qui dut s'en mordre les doigts suite à l'ingratitude félonne du puissant et ambitieux personnage.

1 31 mars 2019 (33)

Restauré, ce somptueux édifice, qui, s'il n'a pas la pureté classique du "grand art" marocain des siècles précédents, éblouit par la profusion ornementale aux couleurs éclatantes, peut-être même un peu trop "voyantes".
Mais, là n'est toujours pas le sujet, je ne vous imposerai pas une docte monographie des lieux. Venons-en plutôt au fait, le prestigieux endroit est devenu musée des confluences.
Les expositions, très courues, font la part belle à toutes les cultures du monde dans un but de connaissance et de dialogue, actuellement les vitrines exposent les collections de cette Américaine, avant tout citoyenne du monde, que fut Patti Birch.
Nous touchons au but, c'est à cette notion de chassés-croisés d'influences croisées de cultures diverses, à cette "conversation des esprits" présidée par les arts, que je voulais en venir.
Résumons en un seul mot : tolérance.
Je ne prendrai qu'un seul exemple pour illustrer mon propos : la salle dédiée aux artefacts juifs du Maroc, revendiqués comme un héritage essentiel.
Oui, un musée, tout récent, d'un pays musulman, fait la part belle à la culture juive.

Les vitrines proposent des objets variés liés à tous les actes de la vie de la communauté, bijoux des jours de fête comme cet ornement de tête flanqué d'imposants anneaux d'oreille, cultuels telle cette lampe d'Hanouka à usage domestique ou utilitaires à l'instar de ce portefeuille de velours aux broderies d'or.

1 31 mars 2019 (48)

1 31 mars 2019 (50)1 31 mars 2019 (49)

D'autres vitrines nous emmènent hors de la sphère privée pour nous dévoiler les livres et les objets saints, richesses des intérieurs des synagogues ; je vous en propose ici quelques témoignages comme les Sifrei Torah, (rouleaux de la Thorah ou Pentateuque) et les embouts précieux qui les enrichissaient.

1 31 mars 2019 (51)

1 31 mars 2019 (54)1 31 mars 2019 (55)

 

Et voila, venons-en à la conclusion de ces modestes lignes, qui n'est rien d'autre qu'un message de paix et de tolérance reçu, ici, à Marrakech au moment même où dans une France déboussolée resurgissent les vieux démons des racismes et de l'antisémitisme.
A l'heure où les portraits de Simone Veil sont profanés de croix gammées et où la tombe de Man Ray est saccagée, grâce à ce musée d'un pays musulman, je retrouve, enfin, une lueur d'espoir en l'homme.

Posté par Henri_Pierre à 12:44 - Commentaires [16] - Permalien [#]