Regards de pierre...
... de bronze, de plâtre, etc.
Les déambulations dans la maison de Charmes ne sont jamais totalement solitaires ; accrochés aux corniches, sur les manteaux des chéminées ou au détour d'un escalier de multiples regards se posent sur vous. Et c'est sans compter ceux des multiples portraits qui couvrent les murs et qui, peut-être, feront un jour l'objet d'un billet.
Charmes des mille yeux.
Trouble ambigüité d'un Scapin adolescent, doucereuse morbidesse d'un marquis-berger et émois naissant de la poésie alambiquée d'un groupe qui a déja fait l'objet, ici, d'une chronique.
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Arcade "Renaissance" rêvée au dix-neuvième siècle, le couple de musiciens au yeux aussi vides que leur musique encadrent un soleil-gorgone vilainement joufflu au milieu des volutes et copieusement maculé par les strates immémoriaux de crottes de mouches.
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Hiératique et imprénétable une Diane de bronze esquive son regard qui ne saurait se poser sur le simple mortel qui gravit les marches. Un trio de putti vous darde leurs yeux mutins et douceâtres afin de convaincre des délices des amours. Fallacieuses promesses.
Alexandre, perdu dans ses mirages de gloire ne laisse rien impressionner son regard de bronze qui plane déja dans les sphères Elyséennes.
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La cheminée de la salle à manger provient d'un prieuré des environs, elle illustre avec force le supplice de Prométhée dont le regard exprime avec une violence inouïe l'effroi et la douleur tandis que l'aigle lui déchire ce foie toujours renaissant.
Sur les piédroits de féroces lions vous invitent à la prudence, mais, malgré leurs pupilles incendiaires ils n'ont jamais suscité que des rires.
Au milieu des rinceaux quelques personnages héraldiques, le regard perdu dans le vague, jouent l'innocence tout en dévoilant avec impudeur leurs intimités.
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Un salon sert d'écrin à ce regard si particulier de Marie-Antoinette, enblématique composé d'affable hauteur qui n'appartient qu'aux Grandes Dames. Le philosophe, Aymone de Franquières rassure de son regard d'humaniste franc, attentif et intelligent.
Et puis, il y a Léon que vous connaissez déja, et quelques autres qui enveloppent de leur sillage tantôt inquiétant, tantôt réconfortant vos errances dans les murs de la grande maison.














