Le blog de HP

Au fil de mes paysages mentaux

mardi 1 juin 2010

Florilège

Printemps promis par les services météorologiques, par la logique et par l'espoir.Printemps différé après une brève parenthèse où les déjeuners dehors deviennent possibles. Mais pas pour longtemps.Mais les fleurs s'en moquent qui, des plus modestes aux plus précieuses, nous offrent des pavanes aussi colorées que vaines car sans lendemain. Les coucous, perce-neiges et jonquilles ne sont plus que des souvenirs et il en est de même pour les pâquerettes et les violettes.Violettes et primevères me ramènent à mon enfance ; quand,... [Lire la suite]
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mardi 25 mai 2010

Du matin au soir ou du soir au matin ?

Un homme mûr, plusieurs vies en une, des successions de petites vies pour faire une vie.Le kaléïdoscope de la mémoire se fige parfois en une image qui a l'air d'avoir appartenu à quelqu'un d'autre et dont pourtant l'émotion qui en sourd vous reste tellement proche. Parfois, comme lors de ce périple dans les fraîcheurs de ce printemps mort-né, les phases vécues, atones, se brouillent et se diluent pareillement aux paysages indifférenciés par la grisaille qui n'imprime aucune vibration aux vitres de l'automobile. Parce que la vie... [Lire la suite]
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lundi 3 mai 2010

Aimée la Bien-Nommée

Casablanca, il y a bien longtemps.Très longtemps... j'étais jeune coopérant. Marché central de la rue Colbert, des amis communs, reconnaissance, sourires partagés ; une invitation à dîner et une rose offerte en hommage à un sourire qui, déjà, m'avait conquis. Je tombai en assuétude de cet appartement de l'avenue Hassan II dont le salon à la baie courbe fut le théâtre de tant et tant de soirées, du simple dîner intime au bal masqué, qui jalonnèrent six ans de mon existence.   Aimée et  Maurizio recevaient avec un mélange... [Lire la suite]
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mercredi 14 avril 2010

Vaches de gueules

L'air intelligent d'une vache qui regarde passer les trains.Emprunter invariablement le même chemin comme une vache (Tiens Kant et son métronomique et invariable itinéraire...)Ruminer son chewing-gum comme une vache.Placide (pour ne pas dire idiote) comme une vache.Une jolie fleur dans une peau de vache, etc. etc.Voici un petit tour d'horizon de lieux communs qui, inscrits dans nos mémoires collectives, ne font pas la place belle à l'animal si familier de nos campagnes. Et pourtant, dans la Grèce de l'Antiquité, le galant qui... [Lire la suite]
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mardi 6 avril 2010

Rites et délices des ennuis provinciaux

Monde bouleversé, monde de bouleversements, le temps va vite, trop vite ?Le temps va, à son rythme, la santé d'hier est l'inquiétude de ce jour, les lumières se meurent qui n'ont pas le temps de s'étioler en grisailles et les soleils, soudain, éclatent dans nos nuits. Le rythme du temps, le temps de nos rythmes. Fugaces instants. Impermanences sans cesse accrochées aux roues de la fortune... ou de l'infortune.Le flux impétueux du temps qui nous échappe, de biefs en cascades, de plongées en résurgences connaît, pour nôtre repos... [Lire la suite]
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dimanche 7 mars 2010

Paris, le mercredi 3 mars 2010

Il faisait froid, mais bien moins moins qu'aujourd'hui, ce 3 mars à Paris, et le temps était tout aussi ensoleillé.Le boulevard, riant de lumière, m'invitait au spectacle, aussi, le pas léger et rapide, l'esprit aiguisé, je répondis avec joie à la sollicitation. Anniversaire oblige, les mânes quelque peu égotiques de l'ombrageux séducteur romantique, craignant que l'événement ne soit encore parvenu jusqu'à moi (notre compositeur ignorait tout de la pression médiatique contemporaine) , me jeta en pleine vue le fronton de la... [Lire la suite]
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dimanche 28 février 2010

Labeur, tribulations et humeurs du temps

Semaine kaléïdoscope où d'un continent l'autre les jours, se prenant les pieds dans leurs mensonges, trébuchaient sur les imprévus pour se relever vers de nouvelles contradictions. Casablanca : Intimité familiale, fêtes, travail et encore fêtes Cueilli par Jamal-Eddine à l'aéroport de Maison Blanche, Dar el Beïda, je retrouvai ma famille de coeur du Maroc et leur chaleureuse hospitalité. je pensais bien me retirer tôt afin d'aborder frais et dispos, le matin suivant, mes étudiants. Mais c'était bien mal connaître la... [Lire la suite]
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mardi 16 février 2010

C'est ainsi que les villes meurent...

La plus célèbre croqueuse de diamants du dix-huitième siècle, Jeanne de Saint-Rémy, Comtesse de Valois de la Motte, dernier rejeton de l'ancienne dynastie royale, revint à Bar sur Aube, sa ville d'origine, étaler avec insolence le luxe enfin rendu possible grâce à l'escroquerie du siècle, "l'affaire du collier de la Reine". Orgueilleuse et fatale revanche. Il reste à Bar sur Aube deux ailes bien décaties de l'hôtel où la vraie Valois, fausse comtesse et authentique escroc se pavanait grâce au dépeçage du collier de diamants... [Lire la suite]
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vendredi 29 janvier 2010

Faux-semblants

Drôle de janvier à Marrakech, un janvier capricieux et insolite qui nous accueille, le quinzième jour de ce mois, sous un soleil paradoxal éblouissant et chaud comme au plus fort de l'été. La semaine précédente avait été, dit-on, pluvieuse et fraîche et n' étaient les témoignages des murs de la vieille maison gardant encore en leur coeur une froide humidité et cloquant leurs enduits en pustules crévées, roses à l'extérieur et blanches à l'intérieur, nous aurions eu du mal à le croire. Mais, nous nous laissons prendre au jeu des... [Lire la suite]
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mercredi 6 janvier 2010

Le temps qu'il fait, le temps qui passe

Jamais le temps, le temps qu'il fait, ne se sera mis au diapason du temps, du temps qui passe, qu'en ce basculement d'une année à l'autre. La lutte des ténèbres et du soleil s'est donnée rendez-vous sur l'étang de Charmes tailladant l'air et la glace des éclats de glaive d'un combat de titans. Deux-mille dix ne pourra être pire, à bien des égards, que l'année écoulée ; aussi, je me plais à voir dans dans les ombres qui se diluent ou se noient, les dépouilles de cette sombre année qui, peu à peu, reculent et capitulent... [Lire la suite]
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