Le blog de HP

Au fil de mes paysages mentaux

mardi 8 janvier 2008

Humeur du 8 janvier 2008

Monsieur Talonette a parlé aujourd'hui, verbiage plein de trous, alignements de mots vides, syntaxe calamiteuse, redondances boursoufflées, slogans-truismes assénés mécaniquement, fausses confidences éventées, et j'en passe et des meilleures... Ce qu'il peut m'agacer, ce que je peux avoir honte d'être "représenté" par ce pantin qui est à la fonction présidentielle ce que les Spice Girls sont à la musique. Pourtant il faut lui reconnaître, dans son ambition d'aligner cette pauvre France, tombée si bas, au niveau des... [Lire la suite]
Posté par Henri_Pierre à 17:50 - Commentaires [18] - Permalien [#]

dimanche 6 janvier 2008

Mazagan ; le vent. Avant.

D' El Jadida, la Nouvelle, ville marocaine et océane les racines plongent très loin jusqu'aux vestiges du ribat (monastère) de Tit là où la terre se noie dans l'Atlantique.Comptoir portugais, ceinte de remparts, la cité prit un nom aux origines obscures, Mazagan, et ce jusqu'à la fin du protectorat français où le nom ancien de "La Nouvelle" lui revint.Jeune coopérant, je débutai ma vie professionnelle à El Jadida en tant que professeur, j'y restai deux ans mais cette ville-sorcière m'est restée fichée en cœur et âme. ... [Lire la suite]
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jeudi 27 décembre 2007

Ouates diffuses

Bordeaux, surprenante et toujours si belle s'est parée d'ouate pour cette fin d'année, la ville n'émergeait de ses songes brumeux qu'en milieu de journée, et vers quatre heures de l'après-midi, elle revêtait sa robe couleur du temps, du temps qui passe, du temps qui brouille. Près de l'hôtel de ville du palais Rohan, la statue dédiée aux morts de je ne sais plus quelle guerre, elles se valent toutes en horreur,  érige dans un élan qui toujours m'a semblé ambigü, l'ange porteur d'âme de ce trépassé si charnel encore. La... [Lire la suite]
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mercredi 19 décembre 2007

Soleils givrés

Scintillante de soleils givrés, parcourue de bises glaciales aux cruelles morsures, l'année glisse vers sa mort annoncée et ses rites immuables.Les réveillons familiaux seront peut-être le théâtre des éclats engendrés par le mot de trop ou la parole mal interprétée, mais il y reste toujours ce désir de se sentir en famille et de dépasser les incidents par les besoins de don et de reconnaissance.De psychodrames en attendrissements, heureux ceux qui peuvent encore affronter l'épreuve. Un jour viendra où les courroux d'oncle Anselme, les... [Lire la suite]
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lundi 10 décembre 2007

Châteaux (de l'esprit) en Suède

" ...La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu'exaltante. Nous devons marcher vers ces deux buts, péniblement, mais résolument, certains d'avance de nos défaillances sur un si long chemin..." Marcel Camus, Le discours de Stockholm, 10 décembre 1957. Tout est dit...
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vendredi 7 décembre 2007

Compagnons de papier

Pour aussi loin que remonte ma mémoire, et pourtant je me rappelle mes barboteuses, il y a toujours au moins un livre en cours à portée de ma main.Jusqu'à un âge assez avancé je lisais peu de revues, magazines ou périodiques, convaincu que j'étais que la plongée dans l'évènement pouvait me tenir éloigné du profond, de l'essentiel. Le radicalisme de la jeunesse disparu, je me tiens informé avec application de l'actualité, ne serait ce que pour nourrir mes indignations et donner un socle à mes révoltes. Mais, j'ai toujours, en cours de... [Lire la suite]
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mardi 4 décembre 2007

Requiem pour un lapin

Un magnifique riad, un vrai, jouxtait la maison de Marrakech ; Par dessus les murs de la terrasse ses arbres découpaient leurs silhouettes et, lorsque l'incandescence solaire les nimbait de poudres de feu je savais que les muezzins envelopperaient l'atmosphère de la cité des appels à la prière du soir. l'un de ces arbres, un cyprès en l'occurrence, présentait le profil surprenant d'un lapin. Et je l'aimais ce lapin dont les oreilles servaient de reposoir aux tourterelles, juchées tout là-haut, et qui bientôt donneraient vie à la... [Lire la suite]
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mercredi 21 novembre 2007

Cent-cinquante

Un chiffre rond, pour vous dire au revoir, je quitte Paris pour Marrakech demain très tôt et ne reviendrai que le trois décembre.Lundi j'ai quitté Charmes et l'hiver semblait déjà en marche, dans la semaine la température était tombé à moins dix degrés et me sont revenues en tête les neiges de l'an dernier. Probablement qu'à mon retour du soleil, ou un peu plus tard, les mêmes délicatesses de la neige orneront les reliefs et la végétation et je serai aussi content de m'aveugler aux cristaux de la froidure. Drôle de... [Lire la suite]
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samedi 17 novembre 2007

Froids soleils

Paris s'est réveillé ce matin du pied droit.Rieuse et étincelante la ville inondée de soleil exultait de tout l'éclat de sa froide lumière.Le plus insolite, en ouvrant mes rideaux, fut de voir tant de clarté et de sentir tant de froideur ; les soleils d'hiver ont ceci de particulier qu' ils découpent avec une précision clinique de scalpel les volumes des immeubles en arêtes implacables ; la froidure est immédiatement perceptible et l'air est transparent comme la glace.Mais dieux, que la capitale me paraît belle aujoud'hui. ... [Lire la suite]
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lundi 12 novembre 2007

Jeux interdits

Elle gisait, là, la délicate mésange, si jeune...Morte.Avant que d'avoir vécu ; née trop tard pour résister aux premiers froids.En ce dernier jour de ce long séjour à Charmes, elle a ajouté du chagrin à la tristesse du si prochain départ pour Paris.Demain matin, très tôt je laisserai Charmes, les volets du rez-de-chaussée sont déja fermés.Nous avons rentré les meubles de jardin, le parc sans ses bancs, ses tables et ses chaises ressemble au salon déserté des maisons démeublées ; inhabitées. Le jardin n'est plus un lieu où l'on... [Lire la suite]
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