Le blog de HP

Au fil de mes paysages mentaux

jeudi 28 septembre 2017

le silence des pommes de terre... Pour un retour

21 septembre 2017 (10)

Fidèles, vous m'attendiez, j'en suis sûr...

Il était une fois un charmant jeune homme, votre serviteur, (vous n'êtes, chers lecteurs tenus à aucune remarque désobligeante quant au "charmant" pas plus que quant au "jeune") qui tapotait nonchalament sur ce clavier même, quand, soudain, voyant l'heure tardive affichée au bas de l'écran se rappela qu'il avait un dîner et qu'il restait à faire sauter de bonnes petites pommes de terre grenaille du potager de la maison et qu'il était plus que temps de s'émouvoir.

Le beau jeune homme (sans commentaire svp) bondit de sa chaise, dévala les escaliers quatre à quatre tout en meuglant un "j'attendrai, le jour et la nuit..." qui dut sérieusement offenser le patron Apollon Musagète et sa secrétaire de direction Euterpe.
On n'offense pas impunément les dieux, donc, arrivé sain et sauf au bas de l'escalier, le pétulant jouvenceau (chuuut) amorça le virage conduisant au vestibule au ravissament historique carrelage de pierre blanche à cabochons noirs et, là, Ô indicible horreur : Patatras.

Hurlant comme un goret que l'on égorge, le malheureux submergé par la  douleur mit en émoi la maisonnée qui n'eut plus qu'à le cueillir au sol pantelant et désarticulé.
C'était le 14 février, oui, il est de meilleures façons de célébrer la saint Valentin, mais de plus originales, non. Le snobisme me perdra.

Bon, je vous passe les détails mais une double fracture de la tête de l'humérus (par peur d'un malencontreux lapsus je préfère dire "tête" plutôt que "col", vous me comprendrez), fut diagnostiquée et suivie par cinq semaines d'une immobilisation totale du bras gauche ; impossible donc de venir tapoter sur l'ordinateur, seul le téléphone, plus commode à prendre en main, me relia au monde virtuel pour le plus grand bonheur de Facebook jusqu'alors quelque peu délaissé.

Le bras délivré, la douleur commençant à se calmer je dus honorer mes engagements et écrire deux ouvrages que mon éditeur réclamait à cor et à cris ainsi qu'un article historique pour une revue locale.
Le temps ne donnant pas de temps au temps, et les courriels en attente s'étant amoncelés, ce n'est que maintenant que je peux revenir injecter quelque peu de sève à ce bon vieux blog qui vous a, j'en suis sûr, cruellement manqué.

Je vous dis donc à très bientôt pour une charmante visite de.... Oups, pardon, pour un peu je vendais la mèche qui eût calmé votre impatience.

 

Posté par Henri_Pierre à 18:13 - Commentaires [15] - Permalien [#]

Commentaires

    Il va donc falloir attendre Pour la prochaine visite ! Mais Pour l'origine du silence nous sommes désormais totalement renseignés! Merci et que cette période douloureuse ne soit plus qu'un vilain souvenir!!

    Posté par Marco le Lutin l, jeudi 28 septembre 2017 à 18:21
  • Il était temps

    Si j'ai attendu longtemps pour me manifester c'est que je sais combien il est douloureux de subir pendant des mois les fractures en attente de consolidation.
    A l'évocation de cet accident, j'ai pensé au Capitaine Haddock dans les bijoux de la Castafiore et à la marche en marbre au château de Moulinsart .... Plein de bises pour ton retour.

    Posté par Marie, jeudi 28 septembre 2017 à 19:57
  • L'histoire ne dit pas...

    L'histoire ne dit pas ce qu'il advint de la jolie grenaille de pommes de terre qui attendait les soins attentifs du bel éphèbe (redondance souhaitée)...
    Quant à nous, fidèles lecteurs du blog de Crescent, nous nous tinrent dans l'attente impatiente d'un signe.
    Me voici rassurée, prête à recevoir des nouvelles fraîches, parisiennes ou Charmeuses, à moins qu'elles ne soient de Marrakech !

    Posté par laura, vendredi 29 septembre 2017 à 13:31
  • @ Marco : Merci de ton passage, vous n'êtes pas débarrassés de moi...
    Quant au reste j'assume, il est des malheurs tellement plus grands...
    Merci de ta fidélité et à bientôt

    Posté par Henri-Pierre, vendredi 29 septembre 2017 à 16:37
  • @ Marie : Rassure-toi, si chère amie, si mes trilles n'avaient rien à envier à celles de la Castafiore, j'étais particulièrement sobre en matière de bijoux. Mille baisers.

    Posté par Henri-Pierre, vendredi 29 septembre 2017 à 16:39
  • @ Laura : Eh bien, figure-toi que les fameuses pommes de terre, eh bien... Je ne sais plus.
    Oui ma laura, je sais que ton amitié viendra toujours me dire sa fidélité ici, de Paris, Marrakech, charmes, ou ailleurs. Baci mile.

    Posté par Henri-Pierre, vendredi 29 septembre 2017 à 16:41
  • enfin !!!

    je passai
    je repassais
    je rerererrere passai
    mais comme tu avais la gentillesse de commenter mon blog
    je n'étais pas vraiment inquiète
    quoique !!!
    ah quel plaisir de te savoir là
    lalalalà et ici ou là
    je t'embrasse chaleureusement mon frère d'âme
    prend soin de toi !!! hein !

    Posté par jeanne, samedi 30 septembre 2017 à 08:02
  • sentido del humor

    Queridísimo Enrique tu vitalidad, tu energía y tu sentido del humor son admirables.
    Qué valor y qué elegancia para explicar un percance que no te va a parar nunca.
    Eres lo mejor del mundo ¡No cambies nunca!
    PD. Los perros saben mejor que nadie cómo eres y te siguen a todos lados.

    Posté par Macu, dimanche 1 octobre 2017 à 17:20
  • @ Macu : Demasiado viejo soy para cambiar querida prima. Y ademas si por cambiar no volvias a conocer tu primo no merece la pena.

    Posté par Henri-Pierre, lundi 2 octobre 2017 à 09:14
  • @ Jeanne : Ma Douce, si au delà des doutes je cherchais des raisons pour continuer l'aventure de ce blog commencée en 2005, voila qui me convainc de ne pas arrêter ce chemin. Je t'embrasse fort

    Posté par Henri-Pierre, lundi 2 octobre 2017 à 09:17
  • ah ah ah ! Mais franchement, comment tu racontes ça ! J'y crois pas !... moi j'ai renoncer depuis longtemps à caracoler dans les escaliers !... Je t'embrasse fort mon HP ...

    Posté par eva, lundi 2 octobre 2017 à 17:13
  • rhooo ! "j'ai renoncé"

    Posté par eva, lundi 2 octobre 2017 à 17:14
  • @ Eva : Tu sais bien que le jour où je serai sage et raisonnable, demain n'en est pas la veille

    Posté par Henri-Pierre, lundi 2 octobre 2017 à 18:51
  • Enfin !!!

    Posté par mume, mardi 3 octobre 2017 à 20:33
  • @ Mume : Oh un petit mot, un tout petit mot, mais lourd de sens. Merci.

    Posté par Henri-Pierre, mercredi 4 octobre 2017 à 07:04

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