jeudi 23 février 2012
La culture en Bordelais n'est pas seulement affaire de vins
Si je prétendais n'avoir pas rendu hommage à la Dive-Bouteille lors de ma décade bordelaise je mentirais.
Dieu m'en garde !
Mais enfin, il est d'autres cultures en cette terre d'Aquitaine qui ont émaillé mon séjour et que je m'en viens partager avec vous. Soyez indulgents, chers lecteurs, quant à la qualité de mes photos, elles n'ont pour objet que d'illustrer les jalons de mes déambulations et n'ont aucune prétention autre ; j'ai privilégié l'instantané par rapport au document ; pour plus "documenté" Gougueule et Ouiquipédia sont là pour vous servir.
Connaissez-vous le musée de Libourne ?
Si votre réponse est négative, vous apprendrez peut-être que le lieu naquit de la volonté d'un célèbre Girondin Élie Decazes, fidèle aux Bourbons pendant les Cent-Jours et dont Louis XVIII, reconnaissant en fit son favori, fort (trop?) aimé en le comblant de titres et d'honneurs.
Légèrement empaté, sous le ciseau de Jean-Louis Nicolas Jaley, en 1830, le beau Duc en impose encore par sa prestance ; jugez-en par vous-mêmes.
Le musée de Libourne est logé dans le bâtiment qui abrite la mairie. L'édifice néo-gothique à arcades délimite l'un des côtés du quadrilatère de la place Albert Surchamp qui est, en ce milieu d'après-midi polaire, égayé par les jeux des lycéens insensibles aux rigueurs du temps et qui mettent à profit cet espace de liberté pour refaire le monde ou, pour les plus audacieux, prendre d'assaut la fontaine centrale, hors eau, vous vous en doutez.
Mais franchissons le seuil, empruntons l'escalier monumental, passons outre le premier étage où se répartissent les bureaux d'apparat et autres salles de conseil pour atteindre enfin le deuxième niveau où deux salles sont consacrées aux collections exposées.
Les lieux fraîchement restaurés sont libres d'accès, les proportions relativement modestes des galeries ainsi que l'attentif et aimable accueil vous enveloppent d'une suave impression d'intimité ; vous n'êtes plus dans un lieu public mais reçu par un amateur éclairé et... fastueux, car aux oeuvres provenant des collections privées du mécène s'ajoutèrent des "transferts" en provenance du Louvre et sélectionnés par Decazes lui-même.
Libourne s'enorgueillit d'avoir été le berceau de deux gloires dont la renommée s'est imposée dans le domaine de l'Histoire de l'Art, le peintre René Princeteau (1843-1914) et le verrier-émailleur Jean-Alphonse Giboin, qui bien que natif de Lavalette en 1828 mourut fort âgé à Libourne en 1921.
Bordeaux, longtemps rattaché à l'Angleterre a toujours gardé une certaine nostalgie de la puissance tutélaire, le Temple a supplanté l'Église, l'élégance est tout sauf ostentatoire, n'oublions pas que nos grands-pères faisaient porter leurs nouveaux costumes quelques jours par un valet quant ils ne les frottaient pas à la brosse métallique pour leur ôter l'apprêt du neuf.
Une autre passion bordelaise dûe à la même influence est celle des chevaux, et peu de murs des salons girondins échappent aux gravures ou aux figurations du noble animal.
Princeteau, avec John-lewis Brown que nous retrouverons plus tard, acquit sa renommée en représentant le monde fermé des courses comme en témoigne cette promenade de montures au bord de la mer ou cette élégante amazone, mais il serait réducteur de ramener le peintre à ces seules mondanités car il diversifia aussi son art par l'illustration d'épopées guerrières comme une défaite d'uhlans trop mal exposée pour être photographiée ou des travaux agricoles comme en témoigne cette puissante figuration de boeufs en plein effort.
Giboin atteignit une telle renommée que même les humoristes se mirent à le brocarder ; en France la dérision sarcastique est toujours un signe de reconnaissance... La production de notre "émailleur sur verre" se caractérise par la délicatesse du trait et la richesse des couleurs ; l'ensemble est précieux et témoigne de l'évolution des goûts évoluant avec le siècle d'un Orientalisme aux chatoyantes arabesques vers un néo-gothique de légende aux motifs historiés rehaussés d'or.
Je dois à ce satané verrier un cuisant souvenir domestique : l'envolée que j'imprimai à une amie visiteuse envoya baldinguer un précieux pichet aux arabesques d'azur et d'or le réduisant en miettes et m'attirant des foudres aussi véhémentes que justifiées. Depuis lors l'évocation de Giboin ne va pas sans un certain sentiment de malaise.
Outre l'anglomanie cultivée, l'histoire des Bordelais est marquée par une indéfectible fidélité aux Bourbons, inutile donc de vous dire que tout événement relatif à la "vraie" dynastie de nos rois a profondément marqué l'histoire de la ville.
Ainsi, le musée de Libourne a réservé une place importante à un morceau d'histoire signé Benjamin Rolland et exécuté en 1817 ; ce peintre élève de David fit évoluer la peinture d'histoire, conçue par l'aîné comme un énvénement exemplaire vers la simple relation de l'événement.
La "Réception du Duc et de la Duchesse d'Angoulême venant présider les élections législatives", qui eut lieu en 1815 est prétexte à montrer la liesse de la ville de façon quelque peu grandiloquente et sensible comme le voulait l'époque, mais la toile fourmille de détails qui en font toute la saveur, la bouquetière du premier plan est presque le personnage principal, en élégant costume régional elle est l'incarnation de Bordeaux qui tend des roses au couple royal tandis que derrière elle un garçonnet, l'avenir, brandit les lys emblématiques.
La fille de Marie-Antoinette adopte un invraisemblable et anachronique modèle de manches, adaptation des modes de Cour d'Ancien Régime qu'elle eût tant voulu imposer à nouveau, mais nous remarquerons surtout le regard plein de tendresse que dirige vers elle son époux. Touche de candeur quelque peu affectée, quatre jeunes vierges couronnées de roses, venues tout droit des couronnements de rosières des villages d'antan, accueillent le couple, oriflammes résolument brandis, au sommet du perron.
Entre le premier tiers du XIVe siècle et la fin du XVIe siècle, les Bordelais importèrent une grande quantité d'albâtres d'Angleterre, ceux-ci travaillés dans les carrières du Nottingamshire et du Derbyshire furent interdits, dans leur pays d'origine, par la Réforme, mais qu'à celà ne tienne, leur exportation, illégale, provenant souvent de pillages d'églises, continua d'inonder le port d'où voguaient, en sens inverse, les nefs chargées du fameux vin clairet.
Plusieurs églises du Port de la Lune s'enorgueillissent de ces "albâtres anglais".
Ceux qui sont exposés ici datent du quinzième siècle et représentent en trois volets le Jugement Dernier, ils sont remarquables par la finesse de leur exécution rendue possible par le grain serré du matériau et aussi par les traces importantes de polychromie.
A gauche, sous les trompes des Anges, les morts renaissent et semblent quelque peu surpris, ils ne reviennent de leur émerveillement que pour joindre les mains dans l'attitude de l'orant ; à droite les élus vont vers l'entrée du Paradis où les accueille Saint Pierre, mais le plus surprenant reste le volet du centre où, près de la bouche des enfers, les réprouvés vont étrangement à leur sort les mains jointes, dans une attitude de résignation proche de la paix intérieure.
Passons sur les Vouet, Beaubrun, et autres grands classiques pour jeter un regard sur ce portrait de dame par Sophonisba Anguissola (1530-1620) qui devint peintre officiel à la Cour d'Espagne, trait assez remarquable pour l'époque et qu'il convient donc de signaler. Ajoutons que les six filles de la famille s'adonnèrent toutes au même art.
Les fameuses funérailles d'Atala dont je ne livre ici que la profonde désolation de Chactas sont exécutées d'après l'original du Louvre exécuté en 1808 par Anne-Louis Girodet, cette version de 1820 prouve l'énorme succès d'une oeuvre unissant un réalisme caravagesque, un décor néo-classique et une poésie toute romantique.
Enfin, je ne résisterai pas au plaisir de vous montrer cette sentimentale évocation de "La famille royale à Trianon" narrée par Charles-Louis-Müller dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Comment passer sous silence une évocution de l'infortunée reine ? D'autant plus que le peintre s'attache à une évocation des détails du costume bien documentée.
Revenons à Bordeaux, le musée des Beaux-Arts est fermé pour cause de travaux d'aménagement, mais, la galerie voisine dont j'ai rarement manqué une manifestation affiche une exposition intitulée bizarrement "Comme Jamais" et donnant à voir des oeuvres diverses de ses collections sans lien aucun entre elles, une galerie de morceaux choisis en quelque sorte.
Je vous invite à entrer, car là non plus l'entrée n'est pas payante.
Dans un parcours erratique, je vous conduis vers les quelques oeuvres qui ont particulièrement attiré mon attention (j'espère que Véronèse me pardonnera).
Avant tout, honneur aux gloires locales avec ce lumineux pastel "Au bois de Boulogne" par John-Lewis Brown déjà évoqué plus haut et dont la protection de verre s'est ingéniée à contrarier mon objectif.
Gaston Schnegg à la grande longévité (1866-1953) émeut par cette "leçon aux poupées" si révélatrice de l'imaginaire enfantin souvent entaché d'une tristesse sous-jacente invisible aux yeux des adultes.
Rosa Bonheur a su saisir le balancement entre curiosité et crainte dont font souvent preuve les renards, grands observateurs devant l'Éternel, et qui m'ont toujours fasciné par la singularité atypique de leur comportement
Enfin, comment évoquer la peinture bordelaise sans mentionner André Lhote représenté ici par ces architecturales baigneuses de 1935 ?
Dans le registre des émotions particulières une Mater Dolorosa, terracotta de 1870 dûe au ciseau de Carpeaux, me saisit par l'intense douleur dont témoigne ce visage malgré, ou peut-être grâce à, une grande retenue, l'expression restera pour longtemps gravée dans mon esprit.
Un petit tondo, huile sur bois de Pieter Brueghel le Jeune, étonne par l'urgence juvénile dardée par un regard enchâssé dans la décrépitude de la vieillesse ; enfin, comment rester insensible devant cette pépite de Giovanni Do (1604-1656) représentant un vieil homme et son disciple ; le pouce de la main droite du vieillard au regard d'au-delà la scène effleurerait presque avec tendresse le menton du jeune homme, mais pourquoi un miroir fait-il écran entre l'apprenant et les livres du savoir transmis ? Le peintre veut-il nous dire que l'attention de soi détourne de la connaissance ? Curieuse énigme...
Filippo Di Liagno dit "Le Napolitain" représenta au début du XVIIe siècle cet étrange campement de bohémiens qui serait, somme toute, assez conventionnel, n'étaient les scènes populaires pleines de vie lisibles en arrière plan.
Abraham Hondius peignit vers 1660 cette bouleversante Adoration où la seule source de lumière émane de l'Enfant Divin renvoyant à l'anecdote la torche brandie par un personnage.
Je n'avais jamais entendu parler de Benjamin West peintre Américain de la deuxième moitié du XVIIIe siècle et j'avoue que je considère comme une très émouvante découverte ce "Jérémie voit une branche d'amandier fleurie" peint en 1782.
L'incrédule devant l'évidence de l'amandier, fleur de l'espoir et de la renaissance, puisque la première à se manifester à la fin de l'hiver, bascule vers la confiance en Dieu qui lui insufflera la détermination de combattre victorieusement l'envahisseur de la Judée.
Le dessin est parfait et la gamme chromatique plus riche qu'il n'y paraît (Ah la subtilité de certaines "monochromies") qui module une atmosphère de lumière diffuse.
La mairie de Pujols cautionne une association d'artistes au nom évocateur de Nouaison ( Selon le dictionnaire : phase initiale de la formation du fruit, qui succède à la fécondation) dont la vocation est d'aider les jeunes talents à s'affirmer dans leur art en mettant à leur disposition un logement et un atelier, les oeuvres sont ensuite exposées dans l'enceinte de l'ancien château des Duras siège actuel de la mairie. Le maire, Marie-Émilie Sallette, n'est autre que ma soeur et l'administrateur de l'association son mari Jean ; tout chauvinisme familial mis à part, je tiens ici à rendre hommage à leur dynamique dévouement.
En ce moment les oeuvres exposées sont celles d'une artiste costumière de théâtre qui au moyen de tarlatane, d'étoupe, de ciseaux et de fils, modèle d'étranges et puissantes sculptures. Anne Bothuon, tel est son nom, peint aussi sur divers supports en toile sans encadrement aucun à la manière des kakémonos ; les chutes et les rêves hantent de manière quasiment obsessionnelle son répertoire.
Les sculptures, est-ce dû en partie à la légèreté de leurs composants ? semblent en apesanteur et vibrent de façon insolite et quelque peu inquiétante à la moindre vibration de l'air.
Un groupe de dormeurs forme un ensemble uni mais hétérogène aucune expression n'ayant sa pareille, nous sommes dans la dimension des physionomies aux traits forcés jusqu'à une extrême expressivité qui n'est pas loin de faire penser à un certain Boilly ou à un Daumier.
Des fragments de draps de lit servent de support à la représentation peinte de dormeurs dont les rêves, surpiqués par dessus la couche picturale, vont et viennent, tombent ou rebondissent en volutes de la déraison ; l'effet en est dérangeant par l'acuité diabolique des fantasmes, avoués ou non, qui trangressent les portes ouvertes par l'assoupissement dans le corset de nos consciences
.
Ne prêtez jamais votre mouchoir à Anne Bothuon, non seulement elle ne vous le rendra pas, mais elle y emprisonnera votre visage qu'elle gardera jalousement comme un trophée.
Cette série-là n'est pas à vendre.
Je suis prêt à parier que nous n'avons pas fini d'entendre parler d'Anne
Ainsi s'achève notre randonnée en arts, de ceux des musées, témoins de ce qui fut, à celui qui se fait et qui dira plus tard ce que nous sommes ; je vous remercie,chers lecteurs et de votre patience et de votre fidélité.
Commentaires
Santé
Séance matinale et inaugurale pour un passé glorieux, une jeunesse oisive, désabusée. Le contraste que tu sais si merveilleusement mettre en mots. Possédant depuis l'enfance un latin de cuisine, j'ajouterai in vino veritas. Je n'ai pas tout dit ...
@ Marie : Tiens, perdrai-je encore des dents de lait ? Une petite souris m'a gratifié du présent de ses mots sous l'oreiller de ma prose.
Trinité
Trois lieux, trois formes d'expression, délicieuse trinité dont les divers visages sont les émanations d'une seule et même entité, l'art. La visite est foisonnante et passionnante, nul doute qu'il faudra y revenir pour la goûter dans toutes ses dimensions, comme on repasse devant certaines œuvres pour qu'un nouveau regard affine les perceptions précédentes.
J'aime beaucoup le Musée de Libourne, car, comme tu le soulignes justement, il fait plus songer à un riche intérieur du XIXe siècle qu'à un établissement dédié à la conservation du patrimoine. Je m'amuse de voir académisme et naturalisme y côtoyer les albâtres anglais, l'extrême précision des premiers contrebalançant l'idéalisation des seconds en un très intéressant jeu de miroirs entre les activités terrestres et celles de l'au-delà. J'ai beaucoup souri devant ce Benjamin Rolland débordant d'intentions symboliques quitte à frôler parfois l'indigestion et devant la représentation de la Famille royale juste à la lisière de la mièvrerie sentimentale : reflets d'un siècle où la peinture, comme les autres arts, n'hésitait pas à souligner l'effet pour mieux faire sentir le propos.
De Bordeaux, je retiens bien sûr l'Espagnol Giovanni Do, sur lequel l'influence de Ribera, actif comme lui à Naples, est tellement évidente. Curieux tableau que ce Maître et son élève, qui pourrait effectivement s'interpréter comme une condamnation de la contemplation de soi faisant obstacle à la connaissance, mais qui peut aussi se lire comme une complémentarité entre l'expérience sensible et ce que l'on apprend dans les livres, comme une invitation à une meilleure connaissance de soi (Γνῶθι σεαυτόν) à chercher dans l'examen intérieur qui invite à aller au-delà des apparences (tu remarqueras que le miroir ne reflète rien) et dans ces ouvrages que la lumière met superbement en valeur. Une énigme comme on les aime.
Je finis en te disant que si j'ai assez moyennement goûté les sculptures de la mairie de Pujols, je suis, en revanche, complètement séduit par la série des mouchoirs volés qui emprisonnent les visages de leur propriétaire. J'y vois une réminiscence du Sudarium de Véronique qui capture la Vera Icôn, la vraie image de la figure du Christ. Ce lien entre la tradition et la contemporanéité est, à mon sens, ce qui fonde toute démarche artistique digne de ce nom en lui conférant une densité qui la distingue de l'écume dans laquelle se vautrent tant de faiseurs adoubés par les bobos-gogos dont notre aujourd'hui est empli. Bravo à Anne Bothuon d'avoir eu cette idée.
Tentation
Loin de moi l'idée de vouloir rivaliser avec jean-Christophe ...
Les sculptures de la costumière évoquent Maître François dans l'élévation des âmes (merci J-C) et les deux bergers "papa poules" de Julien S exposés dans la Chapelle des Calvairiennes à Mayenne, ceux-là sans aucune légèreté, bien ancrés au sol. Je réunis les deux pour composer un tableau très XXIe.
@ Jean-X : Evidemment, dans ce commentaire si révélateur de l'attention accordée à mes écrits, ce dont je te remercie,je suis en premier lieu sensible à tes méditations autour du tableau de Giovanni Do ; effectivement le fait que le miroir se présente sans réflexion, comme une porte vers le "rien disant", allié au regard vers le "non visible" du Maître pose également énigme dans l'énigme.
Pour les captures de visages, effectivement évocateurs de la Sainte Face de Sainte Véronique, je suis heureux que tu les inscrives dans un continuum comme toute expression artistique forte. Si tu avais vu les sculptures, même si ce n'est pas une expression artistique à laquelle tu es sensible tu aurais aussi pensé à Arcimboldo et aussi, oui, oui, aux caricatures de Boilly, je t'en proposerai une preuve, à mon avis cohérente, qui hélas ne figurait dans cette exposition.
Anne Bothuon, Julien Salaud, une actualité à suivre, pour vivre l'évolution de l'art reflet de notre époque.
@ Marie : Il n'y a ici, chère Marie, aucune compétition, la mosaïque des commentaires laissés par mes lecteurs sensibles et attentifs nimbe mes lignes de visions autres ou complémentaires qui lui donnent le seul intérêt qu'ils aient, celui de l'amorce, le prétexte d'un échange.
J'aime ton tableau composite du XXIe siècle.
Merci pour Julien Salaud. Vraiment.
Mon cher Henri-Pierre,
J'éprouve toujours un grand bonheur à mettre les pieds dans l'empreinte de tes pas : véritable privilège.
Je ne lis pas aujourd'hui le commentaire de Jean-Christophe, je sais qu'il est parfait et tendre...
Je reviendrai vers ce billet, prendrai le temps d'admirer tes photos comme le choix rigoureux de tes mots.
Merci, cher ami que j'embrasse très affectueusement.
Laura.
@ Laura : J'eusse aimé, ma tendre amie, mettre aussi mes pas dans les tiens, mais, tu le vois, j'étais ailleurs. Tes mots atténuent la déception.
Bisous doux pour toi.
hé bien, j'ai profité amplement de vos échanges sur ce tableau mystérieux de Giovanni Do... Merci à tous deux. Ma naïveté me porte surtout vers "la leçon aux poupées"... Mais ce qui me charme le plus, c'est ce pauvre Icare, brodé sur un drap (par Anne Bothuon)... tellement léger de la légèreté de la broderie, et tellement lourd de tout le poids de son échec... Pauvre Icare...(mon frère de misère..)
@ Eva : Sais-tu que sur le dernier billet de Jean-X figure aussi un tableau de maître et élève ? Nous nous sommes amusés de cette convergence. Je dirai à Anne Bothuon de lire tes lignes, je suis resté en contact avec elle, elle sera touchée de tant de justesse.
J'aime aussi beaucoup la leçon aux poupées bien plus profonde qu'il n'y paraît, j'y vois comme un manifeste de l'irréductible déréliction de l'enfance qui se réfugie dans les mondes parallèles qu'elle se crée pour exister.
Pensées du jour
Les carrosses de Versailles sont arrivés à Arras. Bientôt ouverture de l'exposition. J'en étais restée éblouie en 1957 au Petit Trianon, je pense être de nouveau touchée.
@ Marie : Is en ont mis du temps les carrosses pour aller de versailles à Arras...
Je suis sûr que tu seras de nouveau éblouie ![]()
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=87233&pid=23586868
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :












































