Le blog de HP

Au fil de mes paysages mentaux

mercredi 27 juillet 2011

Edens reconnus

Oloron-Sainte-Marie et son faubourg de Sègues, une grande maison appelée "le château", mes soeurs et moi étions "les petits du château", de cela nous n'avions cure, nous jalousions nos camarades de la ville qui n'avaient pas besoin d'enfourcher leur bicyclette à tout moment pour courir à l'épicerie la plus proche pour faire les commissions au gré des oublis et des besoins capricants d'Henriette notre mère.
Heureusement, quelques piécettes nous récompensaient souvent qui nous permettaient d'acquérir des cachous ou des bonbons vendus à l'unité.
Ah oui, j'oubliais, si les salons étaient vastes et le parc plein d'attraits, la construction de nos cabanes au sol ou perchées dans les branches avec une inconscience de tous les dangers l'attestent, il n'en restait pas moins qu'il fallait aller chercher l'eau à la pompe et que quand celle-ci s'abandonnait à quelque défaillance, il nous incombait la corvée des brocs, là-bas au lavoir en face de la maison de "la tognute", la bossue, vieille fille tapageusement parée telle un ara et à qui la rumeur publique prêtait un nombre d'infanticides tel que son jardin ne le cédait en rien aux vestiges jalonnés de morts de Pompéi. Il ne faisait pas bon en ces provinces d'antan d'être différent, alors vous imaginez, célibataire, fardée, oxygénée et bossue de surcroît...

Enfin, les "petits du château" enviaient ceux de la ville qui n'avaient qu'un robinet à tourner pour obtenir l'eau, comme dans leur vie d'avant, là-bas, à Madrid.
Mais oublions les nécessités de la vie quotidienne et reportons nous, munis du prisme joliment trompeur du souvenir, en cette demeure du Béarn à l'époque des vrais étés et des neiges qui n'attendaient que la chute délibérée de nos corps pour nous voler nos silhouettes en creux.

Voyez comme la demeure avait fière allure, les silhouettes que vous apercevez sur le balcon sont celles de maman flanquée de Marie-Émilie et moi-même ; Collette, la tardillone née au "château" était soit dans ses langes, soit encore à l'état de promesse.
Nous voici encore, à la même époque appuyés à la balustrade surplombant le pré de la métairie voisine.
Une journée marquante pour moi, qui avait la foi du charbonnier, fut celle de ma première communion, quel joli nom que celui de "communion", pourquoi dit-on maintenant "profession de foi" ? c'est d'une laideur de code Dalloz ; prenez le deuxième rang à partir du haut, le premier bonhomme à gauche; eh bien c'est le petit Henri cheveux en brosse pour contrarier maman ; venait en effet l'âge des premières rébellions et cette raie "comme il faut" sur le côté m'était devenue insupportable.
Est à l'honneur au premier rang Monsieur Paris proviseur du lycée, effectivement le temple du laïque, ancien couvent, abritait une chapelle et, dans l'établissement, un aumônier dispensait son enseignement à qui le désirait, à savoir quasiment tout les lycéens ; l'époque n'avait rien de radical, la sociabilité de bon ton était de mise et l'on sauvait les apparences.

Château

première communion

enfance (5)

Outre l'émotion de recevoir le présent d'une petite soeur, la naissance de Colette changea notre vie, nous reçumes en partage de grandes responsabilités de gardiennage,pas toujours totalement assumées, comme en ce beau jour d'été où l'impulsion véhémente que je donnai à la poussette projeta la gamine dans une sympathique touffe d'orties ; on s'est toujours demandé dans la famille si un brin de jalousie envers celle qui captait, un peu trop à mon goût, les attentions de maman et les extases de ses amies ne fut pas pour quelque chose, plus ou moins subliminalement,  dans l'affreux accident. N'en croyez rien.
Il faut ajouter aussi que l'éducation stricte à laquelle nous étions soumis se relâcha considérablement, les temps changeaient...
Papa était fou de la puînée qui survivait allègrement aux aléas des virées en poussette, le temps passait et, lorsque j'atteignis les dix-huit ans, après une décade de vie de "châtelains" nous nous transportames en ville, fou de joie, le jeune gandin ne savait pas qu'il laissait derrière lui un Eden.

28 juin 10 (7)moi vers 16 ans

enfance (4) 

Oloron-Sainte-Marie, faubourg de Sègues, longtemps après, là en ce début de juillet 2011 où il faisait encore beau.
La même maison s'offre à mon regard ; émotion, regrets, pourquoi n'y étais-je pas heureux ?
Je zoome avant de m'approcher, je ne peux pas me jeter ainsi à l'eau tout de suite : les murs jadis peints à l'italienne d'une patine de faux marbre sont désespérément neutres, et verts sont les volets autrefois rouge-basque.
Il n'y avait pas cette espèce de kiosque de fer forgé qui ne déparerait pas  dans un jardin de zone pavillonaire.
Les portes fenêtres en plein cintre orné de verre coloré du côté de la bâtisse ont été remplacées par deux ouvertures rectangulaires à enrouleur.
Le balcon est vide, les "petits du château" ont fait leur vie ailleurs.
Mais la maison distille sournoisement ses sortilèges aux délices empoisonnées, le fil d'Ariane s'enroule vers les autrefois, l'air est le même qui berce de refrains doucereux sans début et sans fin, des airs comme le vent, qui passent, insaisissables, qui s'enroulent en écharpes tissées de cette nostalgie impalpable qui pour aussi diffuse qu'elle soit vous serre à la gorge.
Temps suspendu.
La balustrade au-dessus de la prairie, elle, n'a pas changé.

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Les grilles du portail que nous escaladions hors de portée des regards maternels nous inviteraient presque à une incursion, mais à quoi bon ? Le chant des oiseaux est toujours le même et la vague odeur d'étable flotte toujours dans l'atmosphère, mais, je le répète, les "petits du château" sont partis et seul un homme grisonnant perçoit encore le grincement que doivent toujours émettre les hautes portes lorsqu'on les actionne, ses yeux levés scrutent le haut des piliers de l'époque où il était considéré comme un exploit notoire de les gravir pour faire le fier.
Les jeux et les rires d'antan sont certainement restés accrochés quelque part là-bas, sur les grandes frondaisons, qui sait...mais ce chemin qui longe les hauts murs du potager qu'entretenait le jardinier Monsieur Pétuya (oui, oui, ça existe) s'ouvre devant nous, l'automobile du retour aux sources emprunte cette voie qui nous voyait jadis partir, avec un délicieux frisson de peurs nourries par les contes d'enfant, vers "le bois".

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Là, surprise, rien n'a changé, le Béarn a des coquetteries de marquise surannée, les champs pentus de maïs  alternent avec les prairies aux vaches paissant languissament sous le soleil tamisé de chlorophylle, les mêmes piquets unis par des barbelés égratignent en douceur ce rêve de pastorale, il fait doux et poignant, comme l'impression d'être passé, jadis, à côté de tant de beauté en ne sachant qu'user son adolescence aux vains attraits des brillances citadines.
Le rêve, toujours le rêve, Nous abritons tous dans les méandres de nos inassouvissements une petite Bovary dont l'effet le plus pernicieux n'est pas tant celui qui nous pousse à embrasser les horizons hors de portée que de nous faire cheminer en aveugles devant les splendeurs qui nous sont offertes.
Mon Dieu, que le Béarn est beau, de cette beauté plus profonde que spectaculaire qui berce les sens en leur épargnant les vertiges inutiles.
Comme une joie du juste milieu.

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Nous nous en retournons en silence, me flotte dans la tête la si belle chanson de Françoise Hardy "je ne sais plus où est ma maison", dès l'entrée de la  ville la vulgarité nous rattrappe.

 

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Posté par Henri_Pierre à 17:01 - Commentaires [20] - Permalien [#]

Commentaires

  • entremets

    ... Et Colette en avait gardé longtemps un souvenir cuisant ? Les aînés sont toujours responsables de ce qui arrive aux cadets, je pourrais en raconter !
    Etait-ce vraiment nécessaire d'afficher la vulgarité en l'état ? J'y aurait bien vu quelques graffitis vengeurs exécutés de ta main !

    Posté par Marie, mercredi 27 juillet 2011 à 17:24
  • Quel talent!

    Derrière tes lignes si bien orchestrées, ton vocabulaire d'une richesse infinie, l'émotion que tu fais partager, l'humour à côté du regret... le choix des photos... que peut-on dire?
    Je n'ose pas écrire.
    Pourtant tu m'as fait voyager dans notre temps; je t'ai suivi pas à pas, éprouvé ta nostalgie...partagé tes souvenirs, jusqu'à ton ultime jugement sur la "vulgarité" de la ville, avec la photo idoine.
    Je ne connais pas le Béarn: tu me donnes l'envie d'une petite virée.
    Merci, cher Henri-Pierre

    Posté par Laura, mercredi 27 juillet 2011 à 18:46
  • Ressemblance...

    J'ai oublié de dire que tu n'as pas changé!
    Dès l'enfance (photo 4), tu te ressembles: incroyable!
    Laura.

    Posté par Laura, mercredi 27 juillet 2011 à 18:49
  • La maison où j'ai grandi

    [Je ne sais pas si ce lien sera pris en compte, tu me diras, si tu veux bien : http://www.youtube.com/watch?v=GvLipzWWijU ]

    C'est le titre exact de la chanson de Françoise Hardy (1966) que tu cites et dont l'ambiance correspond bien à ce très beau billet ou plus exactement cette tranche de mémoires que j'ai lue et relue avec un vrai bonheur, le même que celui qu'on éprouve en écoutant certains morceaux de Mozart qui nous donnent envie de rire aux éclats autant que de fondre en larmes.
    Tout est encore là et pourtant rien n'est plus comme avant, les beaux étés de plomb et les hivers ouatés de blancheur que le souvenir magnifie sont bel et bien morts mais toujours vivaces, il suffit de rien, un parfum, le crissement d'une feuille sous un soulier, un balcon à la balustrade plus tout à fait droite pour que tout ressurgisse en un instant et nous fasse, en même temps, retrouver des bonheurs et mesurer leur perte. Le temps a et n'a pas de densité, les distances entre hier et aujourd'hui sont immenses et infimes, seuls demeurent des fêlures et des sourires.
    Douloureuse joie, aurait dit Binchois, mais c'est une autre chanson, de notre temps celle-ci, qui me vient spontanément à l'esprit, plus encore que celle que tu as convoquée; elle est de Barbara, elle l'a écrite après une visite similaire à celle que tu as faite. Elle s'intitule "Mon enfance", en voici un extrait :
    "Il ne faut jamais revenir
    aux temps cachés des souvenirs
    du temps béni de son enfance,
    car parmi tous les souvenirs
    ceux de l'enfance sont les pires,
    ceux de l'enfance nous déchirent.
    Oh ma très chérie, oh ma mère,
    où êtes-vous donc aujourd'hui ?
    Vous dormez au chaud de la terre
    et moi je suis venue ici
    pour y retrouver votre rire,
    vos colères et votre jeunesse,
    et je suis seule avec ma détresse.
    Hélas."

    Posté par Jean-Christophe, mercredi 27 juillet 2011 à 19:01
  • @ Marie : Colette évoque parfois l'aventure mais plus par mémoire (sûrement fausse comme toutes les transmissions familiales) collective que personnelle.

    @ Laura : Tu es bien gentille de me trouver inchangé malgré les ans, ce qui est certain c'est que j'ai gardé le même tempérament ; un gamin dans la peau d'un homme mûr...
    Tu sais je crois aussi que tous les pélerinages mémoriaux nous renvoient ux mêmes émotions et je ne suis pas étonné que tu te reconnaisses ici quelque peu.

    @ Jean-X : Eh bien, j'ai écouté Hardy et plus que jamais je trouve qu'il y a des correspondances entre ses nostalgies anticipées et celles,vécues, d'Henri.
    Pour concilier Barbara que j'aime tant avec Françoise H, disons que je dédie la chanson de F.H. à la maison et celle de Barbara que tu nous offres avec tant de délicatesse à Henriette.
    je ne te dirai jamais assez à quel point je te suis reconnaissant de si bien m'entendre.

    Posté par Henri-Pierre, mercredi 27 juillet 2011 à 22:12
  • Oui, c'est tellement beau (texte et photos)... et comme dit Laura : "quel talent" !
    Le coup de "la poussette dans les orties", mon mari me l'a conté mille fois ! Bizarre... Et comme disait un autre écrivain talentueux (dont j'ai oublié le nom) "la petite soeur était un personnage important qui semblait tenir beaucoup plus de place que ne l'autorisait son faible volume"...
    et tu racontes ça tellement bien !..
    Merci, pour ta toujours belle générosité...

    Posté par eva, mercredi 27 juillet 2011 à 22:21
  • @ Eva : Je pensais qu'il n'y avait d'universel que de pousser mémée dans les orties, mais ne voilà t-il pas que pour les petites soeurs nous sommes au moins deux...
    Je ne sais pas si je suis généreux, mais en tout cas le partage avec mon paysage affectif m'est toujours un bonheur.
    Merci de ton passage, amie.

    Posté par Henri-Pierre, mercredi 27 juillet 2011 à 22:36
  • Nostalgie, nostalgie est ce que j'ai une g... de nostalgie ?!!

    HP tu excelles dès qu'il s'agit de nostalgie !... on est sous le charme de tes écrits mais aussi de ce regard séducteur et espiègle de ce jeune homme qui te ressemble encore beaucoup... les cheveux en petard en moins !

    Posté par clairette, jeudi 28 juillet 2011 à 16:48
  • Résonances...

    "je crois aussi que tous les pélerinages mémoriaux nous renvoient aux mêmes émotions"... et quelles émotions (au pluriel) de te lire sur ce texte en hommage au passé...
    Ton passé, certes, mais du coup, tu réussi la prouesse mystérieuse de nous raccorder aux nôtres, tant ton style littéraire nous offre ces descriptions et détails savoureux qui réussissent à transporter nos émotions...un voyage doux comme une balade dans une prairie fleurie...

    Pourquoi est-ce que je pense en cet instant à Maupassant ? Le réalisme et la précision du style, peut-être.

    Les photos...délicieux ajout ! On en rêverait dans toute évocation de souvenirs passés et dans toute biographie !
    ...tout à coup, une boule d'émotions dans ma gorge... ton texte et ces photos qui me propulsent vers un souvenir personnel pourtant si lointain et apparu à ma conscience...aucune photo, aucune...pour raviver plus intensément l'instant perdu...

    Le château a son charme et je vois maintenant une coincidence entre deux campagnes éloignées géographiquement mais avec tant de points communs...
    Et ce Béarn, région mystérieuse, hein ?... Il suffit d'y passer pour sentir un autre univers qui peu à peu nous enlace. Une région où la culture semble chevillée à chaque paysage, chaque route, chaque nom de lieu, chaque légende...

    (...)"le temps passait et, lorsque j'atteignis les dix-huit ans, après une décade de vie de "châtelains" nous nous transportames en ville, fou de joie, le jeune gandin ne savait pas qu'il laissait derrière lui un Eden

    Posté par jos_ti (Pascal), jeudi 28 juillet 2011 à 18:06
  • que de sévices !

    oh la la, ma pauvre Marie, si je vous racontais : enfermée dans un clapier avec une copine par les bons soins de mon frère et celui qui devint mon beau-frère, me menacer que le diable me tirerait par les pieds, d'où ma phobie la nuit de dormir les pieds à l'air, longtemps j'ai regardé sous le lit si un diable s'y cachait, je ne peux toujours pas dormir sans une certaine armure malgré la canicule, et puis tant et tant de "doux" sévices, mon surnom était "la pustule", voyez comme j'ai pu souffrir.. Au fait, comment est-ce possible que je sois aussi saine d'esprit ? Et mon cher frère, les souvenirs ne sont pas tronqués ! tiens autre chose, HP te rappelles-tu le jour où avec un copain (Luich), vous aviez décrété de me coiffer avec une "choucroute", me faisant, en guise de crépage, moults petits noeuds dans mes longs cheveux blonds ? Les hurlements de notre mère et les miens de douleur ? Ah,être une derniere née (puînée), n'est pas chose aisée... A part çà, mon enfance fut heureuse et douce, je vous rassure...

    Posté par mitcha, jeudi 28 juillet 2011 à 22:11
  • @ Clairette : Merci du compliment chère amie, et un merci supplémentaire pour trouver de la continuité entre le jeune gandin et ma vieille carcasse

    @ Pascal : Bravo d'avoir su déceler qu'en me coulant dans l'histoire de Charmes je bouclais une boucle. Avec cette sensibilité je ne suis pas surpris que tu te "reconnaisses" dans l'universalité des souvenirs personnels.
    Une suggestion, cette évocation dont tu n'as pas gardé de photos, eh bien dessine-la puisque tu as ce don.

    @ Mitcha : Il y a prescription, non ? Tu m'as bien fait rire

    Posté par Henri-Pierre, vendredi 29 juillet 2011 à 08:50
  • et bien tant mieux ! moi aussi, mainteant je ris...

    Posté par mitcha, vendredi 29 juillet 2011 à 12:40
  • Tu étais beau et tu l'es toujours.

    Et tu dis si bien un temps que j'aurais aimé connaître. Celui de mon enfance est moins loin mais il est aussi doux et exhale des parfums identiques. Mon pays martyrisé aujourd'hui et livré à la folie d'un forcené, comme tant d'autres, fait saigner mon coeur mais ces souvenirs délicats et ouatés sont autant de pansements.

    Je suis une visiteuse silencieuse. Mais une lectrice toujours fidèle que tes mots apaisent et rassérènent.

    Toujours je pense fort à toi et t'embrasse autant.

    Posté par Ghislaine, vendredi 29 juillet 2011 à 21:07
  • @ Chislaine : Je ne puis, chère Ghislaine, rien dire d'autre que l'émotion de te retrouver. Merci de ré-ouvrir la fenêtre, je suis infinimet touché.

    Posté par Henri-Pierre, samedi 30 juillet 2011 à 08:41
  • La photo de toi à 16 ans est frappante. Quelle beauté !
    De "château" en château, ta vie est une continuité de logique incroyable. Peut-être inconsciemment tu as tout fait pour, mais je crois que le destin a surtout fait son travail. Je suis heureux de parcourir tes mots avec beaucoup d'émotions. Je ferai peut-être un jour une histoire ou un film sur toi. Qui sait?

    Posté par Buzenval, lundi 1 août 2011 à 11:34
  • @ Buz-Buz : trop honoré mon délicieux ami, trop honoré

    Posté par Henri-Pierre, lundi 1 août 2011 à 22:01
  • Cela rappellera beaucoup de souvenirs à tous les enfants qui ont eu des vacances à la campagne.

    Posté par Jerem, jeudi 18 août 2011 à 21:04
  • @ Jerem : La conscience du temps qui passe donne de telles couleurs aux paradis de l'enfance...

    Posté par Henri-Pierre, jeudi 18 août 2011 à 22:46
  • toujours

    toujours en tendresse...

    Posté par jeanne, jeudi 25 août 2011 à 08:30
  • @ Jeanne : Toujours, Jeanne, toujours la même réciprocité

    Posté par Henri-Pierre, jeudi 25 août 2011 à 10:44

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