Le blog de HP

Au fil de mes paysages mentaux

mercredi 23 août 2006

Spleen

On n'apprécie jamais autant les choses que quand on est sur le point de les quitter. Je quitte Charmes demain ;  hier j'ai savouré en solitaire la beauté d'un ponant diapré de soleil mourant. La grande maison m'a adressé, lors de ce parcours crépusculaire, son sourire le plus émouvant, la pulvérence irisée du soleil oblique nimbait végétation et bâtiments d'un voile d'irréel qui dématiéralisait presque l'environnement.Lumière de légende, envie de se diluer dans cette luminescence spirituelle. . L'île,... [Lire la suite]
Posté par Henri_Pierre à 11:50 - Commentaires [32] - Permalien [#]

lundi 21 août 2006

Petits riens

Mon long séjour à Charmes touche à sa fin, je pars bientôt pour Bordeaux où ma nièce Sophie s'apprête à célébrer son mariage et nous comptons renouer les liens avec cette belle terre du Sud-Ouest : Pau, Oloron-Sainte-Marie, Biarritz, Ciboure, etc. Beaucoup de monde à la maison, de casseroles en agapes et réceptions, la grâce d'écrire ne m'est pas venue, je ne suis pas satisfait de mon dernier billet, le sujet aurait demandé plus de rigueur et de profondeur, mais j'ai éprouvé, malgré les multiples sollicitations de mon cerveau, le... [Lire la suite]
Posté par Henri_Pierre à 10:35 - Commentaires [18] - Permalien [#]
dimanche 13 août 2006

Regards de pierre...

... de bronze, de plâtre, etc. Les déambulations dans la maison de Charmes ne sont jamais totalement solitaires ; accrochés aux corniches, sur les manteaux des chéminées ou  au détour d'un escalier de multiples regards se posent sur vous. Et c'est sans compter ceux des multiples portraits qui couvrent les murs et qui, peut-être, feront un jour  l'objet d'un billet.Charmes des mille yeux. Trouble ambigüité d'un Scapin adolescent, doucereuse morbidesse d'un marquis-berger et émois naissant de la poésie alambiquée d'un... [Lire la suite]
Posté par Henri_Pierre à 11:51 - Commentaires [34] - Permalien [#]
mardi 8 août 2006

Solitude

Ils sont partis ce matin, très tôt, Charles, Carmen, Gérard et Chen.Du haut du perron, flanqué de mes chiens, je les ai suivis sur la portion de route allant vers Cirey avant qque les lacets forestiers n'absorbent l'automobile.Ils m'ont laissé dans une semi-brume qui me dit que cette après-midi le soleil reviendra. Je ne cuisinerai plus jusqu'à vendredi prochain date du nouvel "arrivage" ; mes fourneaux aussi ont besoin de vacances. Seul, je vais m'allonger sur ma barque et, au prix de ma discrète... [Lire la suite]
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vendredi 4 août 2006

La chambre de Beu-Beu

Dans notre détermination à ne pas changer d'un iota les atmosphères de Charmes, les chambres qui avaient un nom l'ont gardé. Benoît est un des fils de nos prédecesseurs, et cette chambre était la sienne. Comme j'ai la maladie, non honteuse puisque Proust en usait et abusait, de redoubler la première syllabe des prénoms, eh bien c'est la chambre de Beu-Beu. (A ce propos rassurez-vous, j'évite ce genre de diminutif pour les Catherine, les Camille ou les Callixte). Donc, ma chambre de Beu-Beu, elle aussi située sous les combles... [Lire la suite]
Posté par Henri_Pierre à 11:42 - Commentaires [17] - Permalien [#]
jeudi 3 août 2006

Armadi

Armadi est un mot marocain, il vient de "armad" qui veut dire "cendre".Armadi veut dire gris. J'aimerai réhabiliter le gris, j'aime le gris. On dit que le gris n'est pas une vrai couleur, bien sûr il est mieux que cela, c'est une valeur faite de deux autres valeurs : le noir et le blanc. Le gris n'est paraît'il ni noir ni blanc ; il est mieux que cela, il est noir plus blanc. Ce n'est pas un "par défaut", c'est une somme. Le gris est dit triste, mais avez-vous examiné avec attention ce genre de peinture monochrome en surface mais... [Lire la suite]
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mardi 1 août 2006

Route des songes

Les atmosphères des diverses pièces de Charmes sont dans l'ensemble classiques, genre "maison de famille", où la convergence d'objets et de meubles de diverses origines et époques crée ce clacissisme hétéroclite et familier qui lui tient lieu de style. La joie explosive de la grammaire stylistique des années cinquante, dans la pure lignée du film de Tati Mon Oncle, me séduit entièrement par son aspect coloré et innovant révélateur d'un optimisme et d'une confiance en l'avenir qui ont marqué les "trente... [Lire la suite]
Posté par Henri_Pierre à 15:44 - Commentaires [11] - Permalien [#]