Le blog de HP

Au fil de mes paysages mentaux

mercredi 14 décembre 2005

In memoriam

pict0008pict0029La neige vient, je le sens, pourvu qu'elle soit comme l'an dernier !

J'aime la neige qui redessine les architectures, adoucit les contours, ouate l'air, rend l'atmosphère abstraite et kidnappe les résonnances.

Il s'appelait Emmanuel, il était très beau, c'était un Ange de l'hiver :

Né un 4 décembre
Enseveli par la neige un 18 janvier
Enseveli dans la terre un 21 janvier.

Je l'aimais, infiniment.
Il m'aimait beaucoup, je le crois.
Mais la neige et lui ont organisé ce départ sans autorisation.

Cette période de "fêtes" est  depuis 11 ans terrible à vivre, il est des gens qui ne vous quittent jamais.
Déja de son vivant, il avait des yeux d'ailleurs.
Vivement qu'elle revienne la neige, qu'elle me reparle de lui et que je lui reproche encore de l'avoir emporté.

Il était mon neveu, mais aussi un peu mon fils, beaucoup mon copain, aussi mon petit frère.

Je l'aimais, je pense qu'il m'aimait.

 

 

Posté par Henri_Pierre à 16:43 - Commentaires [27] - Permalien [#]

Commentaires

  • Ton texte fait écho à mes propres "manques"... des départs vécus trop tôt... Je laisse mes pensées accompagner le souvenir de cet être cher que tu as perdu... Et je pense à Sophie que tu ne laisseras jamais seule.

    Posté par giorgino, jeudi 15 décembre 2005 à 12:26
  • @Giorgino

    Sophie est sa soeur, ma nièce.
    Nous te remercions de ton accompagnement.

    Posté par Henri-Pierre, jeudi 15 décembre 2005 à 12:45
  • Merci...

    Merci pour tes mots, merci pour ton courage, merci pour continuer quoiqu'il arrive, merci pour essayer de me monterer que j'ai tord de me laisser affecter par l'hiver et les temps maussades.
    Il t'aimait. Comment peux-tu en douter... ?

    Posté par Nutella Soph, vendredi 16 décembre 2005 à 18:53
  • De passage

    Je l'ai longtemps cherché, cher Henri-Pierre, ce texte que tu m'indiquais, si peu habituée que je suis à naviguer sur les blogs. Je m'y égare, je m'y perds, parfois je m'y retrouve...
    Je me sens tellement de passage moi aussi. Totalement incapable de toute projection dans l'avenir. Le reste je te le dirai ailleurs. Parce que je parle si peu.
    Il t'aimait, c'est tellement évident. Et il t'aime toujours.
    Comment ne pas trembler devant la brièveté d'amours aussi intenses ?
    Je t'embrasse.

    Posté par Ghislaine, mardi 19 mai 2009 à 12:52
  • @ Ghislaine

    Merci, et tu sais combien ce mot est riche...

    Posté par Henri-Pierre, mardi 19 mai 2009 à 14:41
  • dire que

    je suis né un 4 décembre (74) il y a 36 ans...

    Posté par cyrild, mardi 21 décembre 2010 à 19:12
  • Bienvenue Cyril au monde des non-hasards. Au monde des cohérences.

    Posté par Henri-Pierre, mardi 21 décembre 2010 à 19:52
  • Un être meurt, un autre naît au même instant, je pense depuis fort longtemps que c'est ainsi que cheminent les âmes mais qui sont ceux qui viennent au monde le même jour que nous ?

    Posté par Marie, mardi 21 décembre 2010 à 20:12
  • Lo inesperado, lo terrible, lo más doloroso, lo más cruel, fue perder de golpe una vida en plenitud.
    El único consuelo es pensar que su recuerdo sigue en la memoria de todos los que lo querían y su imagen joven y bella permanecerá siempre.
    Besos

    Posté par Macu, mardi 21 décembre 2010 à 20:12
  • A nos Anges ...

    Emmanuel, Ange de l' hiver, vit en ton coeur Pierrot. Tes mots écrits ici à l' encre de ta pudeur sont puissants d' une émotion pure ...
    Comme pures sont les âmes proches qui s' en sont allées vers cet empyrée d' où ils nous attendent. Il est de ces manques qui nous rappel combien nous les aimions ces êtres proches ...
    Je t' embrasse

    Posté par cyrille, mardi 21 décembre 2010 à 20:25
  • @ Marie : Je ne sais pas Marie, je ne sais pas. Le départ d'Emmanuel reste un vide de tout.

    Posté par Henri-Pierre, mardi 21 décembre 2010 à 21:00
  • @ Macu : Una imagen, si, un duelo que no se acaba y la suerte de haberle conocido. Hay destinos muy breves pero que te llenan el alma aunque vivieras mil años

    Posté par Henri-Pierre, mardi 21 décembre 2010 à 21:01
  • @ Cyrille : Pures les âmes oui, mais déchirant le souvenir des êtres.
    Bisous mon Cyrille

    Posté par Henri-Pierre, mardi 21 décembre 2010 à 21:02
  • Je t'embrasse !

    Posté par Víctor, mercredi 22 décembre 2010 à 10:07
  • @ Victor : Merci, et moi aussi

    Posté par Henri-Pierre, mercredi 22 décembre 2010 à 10:13
  • Manu

    A toi Manu, toujours là dans mon coeur, dans mon esprit, si présent dans mes rêves... jeune homme rebelle sans le faire exprès, révolté contre toute injustice, "le petit prince" ou le "petit champion", les SDF de Bordeaux l'avaient ainsi surnommé, il avait toujours pour eux un petit mot gentil, une poignée de main ou une canette de coca lorsqu'il allait skater sur l'esplanade de Mériadeck où ils se regroupaient. Où es-tu à présent ? Le 18 janvier, celà fera 16 ans que tu nous a quittés, le 19 janvier Angel aura 4 ans. Il l'aurait tant aimé ce petit farfadet blond si facétieux... Ainsi va la vie, souvent plus cruelle que douce...

    Posté par mitcha, lundi 27 décembre 2010 à 16:13
  • @ Mitcha : Si je ne dis rien c'est parce que tu as tout dit et qu'on ne peut rien d'autre à une mère sinon que cette peine est amplement partagée

    Posté par Henri-Pierre, lundi 27 décembre 2010 à 16:21
  • Noël 1994...moi c'était Noël 1996...
    la vie est injuste, la mort aussi
    il faut pleurer, rêver et vivre

    Posté par CatherineD, lundi 30 mai 2011 à 10:28
  • @ Catherine : Oui, il faut vivre, ou du moins continuer à vivre. Le temps ne fait rien à l'affaire. Le gouffre insondable de l'irrémédiable est sans fin.

    Posté par Henri-Pierre, lundi 30 mai 2011 à 14:23
  • "Il est des gens qui ne vous quittent jamais"
    "Déjà de son vivant, il avait des yeux d'ailleurs"

    je suis bouleversée...

    Posté par eva, samedi 29 septembre 2012 à 18:04
  • @ Eva : Merci ; depuis ce "vieux" billet je n'arrive plus à en dire davantage.
    Le souvenir poignant de l'ange flotte sans relâche autour de moi.

    Posté par Henri-Pierre, samedi 29 septembre 2012 à 18:35
  • Témoignage

    Les anges de l'hiver ont des visages trop aimés. Ils ont des corps enfuis, des âmes qu'on ne veut pas abandonner. Ils ont des secrets au creux des ailes, leur chanson brame encore au milieu de nos nuits hagardes, leur piano tinte un peu dans nos oreilles qui oublient sans vouloir oublier. Leur absence est bleue, comme une note de jazz noyée dans un air trop classique. Et leur souvenir est cuisant.
    Mais nous les rejoindrons. Nous passerons chacun notre tour la porte qu'ils ont déjà franchie. Ils seront là, nous tendant leurs bras lumineux pour l'étreinte des retrouvailles. Ainsi va la vie, si proche de son ennemie mortelle.

    Posté par Edith, lundi 17 décembre 2012 à 21:57
  • @ Édith : Oui, chère Édith, tout n'es que question de temps. Mais parfois les temps sont si froids.
    Je vous suis très reconnaissant de vous être attardée sur ce billet si ancien mais toujours si actuel.

    Posté par Henri-Pierre, mardi 18 décembre 2012 à 15:00
  • Querido niño

    Querido Enmanuel, yo te conocí de niño. Alegre, divertido, niño al fin.
    Sé cuanto te quiere tu familia, y yo me entristezco por tu ausencia, pero debes saber que todos te tienen en su corazón. Tienes mucha suerte de ser tan querido. Un millón de besos de tu Macu.

    Posté par Macu, mercredi 4 décembre 2019 à 18:39
  • Cette chose lancinante qui revient chaque année... On croit que le temps va m'effacer, mais non, c'est juste qu'on ne sait plus pleurer.
    Bises à ta sœur et à toi

    Posté par Catherine D, mercredi 4 décembre 2019 à 19:31
  • @Macu

    La unica cosa que le queda, el amor que seguismos dandole.
    Gracias primita por tu cariño

    Posté par Henri-Pierre, jeudi 5 décembre 2019 à 15:56
  • @ Catherine D

    Oui, et comme un métronome du chagrin, il est des dates récurrentes qui viennent réactualiser
    la peine

    Posté par Henri-Pierre, jeudi 5 décembre 2019 à 15:58

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